Tamba en quête d’une reprise accomplie !

Cela fait bien longtemps que Gustave Tamba (29 ans ; 16 combats, 15 victoires dont 10 par Ko, 1 défaite) n’a pas brandi sa ceinture de champion de France des poids super-moyens, c’était le 16 novembre 2019 à Levallois-Perret, une éternité. Tamba n’a plus le temps d’attendre. Une revanche à assurer face à Steve Crambert (28 ans ; 14 combats, 8 victoires dont 4 par Ko, 6 défaites) lui permettra de retrouver sa pleine confiance pour se relancer, malgré ce contexte du Covid.

 

 

NB : Comment est-ce que l’on se prépare à disputer un championnat de France dans ce contexte sanitaire si particulier ?

GT : C’est étrange, ce n’est pas le but du sport de s’exprimer à huis clos. Un match de boxe se dispute également à l’ambiance, à la ferveur du public. Cet élément qui fait l’ambiance de la boxe n’existe plus actuellement. Maintenant, le plus important est de pouvoir boxer, de retrouver le haut niveau. Ce qui est rassurant, c’est que ma préparation s’est déroulée comme d’habitude. J’ai pu avoir accès à la salle sans aucune contrainte en tant que boxeur professionnel.

NB : Tu n’as pas combattu depuis plus d’un an, comment appréhendes-tu ta prochaine confrontation ?

GT : J’ai une nouvelle fois pris un mois de congé sans solde pour pouvoir me préparer sereinement. On s’est vite retrouvé avec Yannick Paget. Les séances de sparring partners avec Anauel Ngamissengue (25 ans ; 6 combats, 6 victoires dont 3 par Ko) furent d’un très bon niveau. D’ailleurs ce boxeur invaincu est à surveiller. J’attends maintenant l’arrivée d’un second sparring, Moughit El Moutaouakil pour une montée en puissance pendant une dernière semaine de préparation.

NB : Et ta blessure à la main ?

GT : C’était là la plus forte incertitude. J’ai tout de même stoppé la boxe pendant huit mois, la faute à une opération des ligaments du poignet droit. J’appréhendais fortement les premières mises de gants, mais les sensations sont très bonnes, je ne ressens plus aucune gêne. Finalement, la covid est arrivée au bon moment pour moi, j’ai pu utiliser ce temps pour me faire opérer.

NB : Tu vas retrouver Steven Crambert pour cette seconde défense, t’attends-tu à un combat différent ?

GT : Je m’attends à un combat plus dur, Steven va vouloir tout donner. De notre côté, nous y allons en connaissance de cause. Steven manque un peu de puissance, mais il bénéficie d’une très forte résistance. Nous savons que ce sera un affrontement compliqué. Mais nous irons en pleine confiance.

NB : Qui est ton promoteur dorénavant ?

GT : C’est toujours Malamine Koné avec qui je suis encore sous contrat cette année. Il est prévu de se rencontrer à l’issue de ce combat pour évoquer la suite. Avec Yannick, on aimerait défendre ce titre de champion de France encore une ou deux fois, puis nous orienter vers un titre intercontinental intermédiaire pour monter dans les classements.

NB : La suite logique serait d’évoquer l’Europe. L’envisages-tu sur le court terme ?

GT : C’est vrai que l’Union européenne est dans un coin de la tête. Je suis actuellement 10ème de ce classement. Maintenant, il faut avoir la capacité d’organiser ce type de ceinture. L’idéal serait de pouvoir tenter cette ceinture ici dans les arènes de Fréjus. Ça serait magique !

 

NB : De nouvelles initiatives se proposent dans la diffusion de boxe, comme le fight nation. Crois-tu en ce modèle de plateforme numérique ?

GT : La covid-19 a accéléré l’intérêt du streaming ou du pay per view pour continuer à suivre la boxe. Je pense qu’on y arrive petit à petit avec une qualité de diffusion de plus en plus qualitative. Mon combat sera d’ailleurs à suivre sur Aboxingnation.

Alors, chers Netboxiens, vous savez ce qu’il vous reste à faire le 27 mars : https://aboxingnation.okast.tv/

 

Fréjus, le 14 mars 2021.

Yoann Cousin

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