Souleymane Cissokho s’impose avec brio

Hier soir à Antibes, l’invaincu Souleymane Cissokho a une nouvelle fois fait étalage de toute sa classe en dominant largement l’Argentin José Carlos Paz qu’il a  mis KO en cinq rounds.

Dix combats pour le capitaine de la Team Solide contre trente trois au solide sud-américain, pourtant Paz n’a rien pu face à la détermination, le talent et le réalisme du virtuose Français. Dés le premier round, un direct du bras avant suivi d’un cross du droit a envoyé José Carlos Paz au tapis, du grand Cissokho. Le médaillé de bronze a construit son combat, sans se précipiter mais en exploitant toutes les failles laissées par son rival. Son jab explosif et puissant a constamment martelé le visage de Paz, un véritable piston qui s’est avéré être une arme redoutable, la face rougie et marquée de l’Argentin témoignait de l’efficacité de ce direct.

L’ Argentin n’a eu d’autre solution que de se fermer et attendre une ouverture pour placer ses coups à la godille. A chaque fois qu’il a tenté une offensive, Paz s’est fait durement contrer comme au troisième round, quand Cissokho l’a séché avec un uppercut, l’Argentin faisant l’ascenseur. Il y avait deux classes d’écart sur le ring, Paz dos aux cordes balançait ses crochets avec tout le poids du corps, Cissokho les esquivait avec maestria. Le Français restait concentré et brillant, un crochet gauche faisait voler le protège dents de son adversaire à la cinquième reprise. L’Argentin était débordé par la vitesse et le coup d’œil de Souleymane Cissokho, une magnifique combinaison droite à la face, crochet gauche au corps et Paz se retrouvait les genoux au sol, grimaçant de douleur et incapable de se relever. Du grand art de la part du talentueux Souleymane Cissokho qui montre une progression constante sortie après sortie. 

Ahmed El Moussaoui a eu à faire à un rude Russe avec Alexander Sharonov, un solide gaillard qui n’est pas sans rappeler un certain Avtandil Khurtsidze. El Moussaoui prévenu il y a moins d’une semaine en remplacement de Cédric Vitu blessé était à court de compétition et de préparation. Pourtant Ahmed coaché par Faycal Omrani, a livré une prestation exemplaire, montrant une grosse détermination et une combativité de tous les instants.  Le Russe n’était pas un faire valoir mais un boxeur dangereux, le combat piège par excellence. Ahmed El Moussaoui a relevé le défi et s’il n’est pas parvenu à devenir le premier boxeur à mettre KO Sharonov, il l’aura souvent ébranlé et bien secoué. Ahmed El Moussaoui qui avait mis sa carrière en sursis quelques mois pour réfléchir sur son avenir, a démontré qu’il pouvait viser les titres et notamment l’EBU.

 

Le talentueux Elie Konki a conservé pour la seconde fois son titre national des poids coq en battant largement aux points Sébastian Iacobas. Carlos Tavarés venant à bout de Maurice Possiti en poids mi-lourd, toujours aux points ( 58-56; 59-55; 60-54) pendant que le poids moyen Farrhad Saad a préservé son invincibilité en battant aux points ( 59-54; 58-55 et 58-54) le valeureux Romain Garofalo .

 

 

Michel BEUVILLE – photos de Marwan FARHAT

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