Ségolène Lefebvre intouchable

Samedi 26 octobre au complexe Gayant de Douai, Ségolène Lefebvre (12 V) étrennait pour la sixième fois sa ceinture WBF des poids super coq. Son adversaire du soir, Ana Maria Lozano (16V,9D,1N, 13 Ko), n’aura pas eu l’opportunité d’exprimer la puissance que son palmarès reflétait. Après deux rounds durant lesquels les deux boxeuses se jaugèrent, la française annihila toutes les tentatives de sa challenger. La vénézuélienne ne parvint, à aucun moment, a exprimer sa puissance. Puissance que le public nordiste put néanmoins deviner par le bruit des coups vénézuélien étouffés dans la garde de la française. La sobriété dans les déplacements, le coups d’œil et la lecture de la boxe adverse de Ségolène Lefebvre frustrèrent rapidement Ana Maria Lozano qui, malgré son courage, ne posa jamais réellement problème à la douaisienne largement dominatrice techniquement. C’est même cette dernière qui fit à plusieurs reprises parler la poudre, notamment au 4éme lorsque une combinaison droite gauche secoua la chalengeuse du soir. Au terme des 10 rounds, Ségolène Lefebvre conservait sa couronne sans contestation possible : 98/92, 98/92 et 99/91. Classée numéro 3 boxrec depuis le printemps, Ségolène Lefebvre a largement le niveau et le mérite pour tenter de décrocher une ceinture dans les fédérations dites majeures, il semblerait néanmoins que « ça ne se bouscule pas au portillon ». En négociation pour s’offrir les services d’un promoteur, la douaisienne devrait prochainement trouver une adversité et de nouveaux challenges à la hauteur du niveau dont elle fait preuve depuis au moins deux saisons.

Lefebvre annihilant la boxe de Lozano

L’autre combat titre en jeux de la soirée opposait la toulousaine et championne Annisa Benyoub ( 4V,2D) à la carvinoise Laëtitia Chevalier (4V,1D,1Ko) pour la couronne nationale des super-plumes. Affichant tout de suite son ambition, Laetitia Chevalier entra dans le vif avec un crochet gauche au visage d’Anissa Benyoub. Bien coaché par son coin, la championne refusa l’épreuve de force et allongeait ses coups. Plus courte et obligée de se découvrir, Laetitia Chevalier laissait ensuite venir son adversaire pour la contrer sur des séries de crochets. Dans un combat où deux styles s’affrontèrent, Anissa Benyoub, avec une boxe plus économe en énergie, prenait le dessus sans que sa challengeur ne baisse à un moment pavillon. Les juges départagèrent un championnat de France assez plaisant, la championne conservant sa ceinture 78/74, 77/75 et 77/75.

Benyoub gênant Chevalier avec un direct

Disputé : c’est le mot qui vint à l’esprit à l’issue du combat entre Léo Paez (2V, 1D) et Othman Ben Othman (1 V). La décision des juges, qui attribua la victoire au second, sur la plus courte des différences (38/37 pour les trois juges) reflète la proximité de niveau entre les boxeurs.

Un autre nouveau professionnel était également de la partie, Messaoud Oubaali (1V) qui affrontait Nati Migriauli (2V,9D,2N). Avantagé par sa taille, Migriauli tenta de bousculer le français qui se trouvait quelque peu désorganisé dans sa boxe. Lucide, Oubaali semblait attendre que la réalité du cardio ne rattrape son adversaire. La débauche d’énergie du géorgien n’était cependant pas très orthodoxe sur le plan technique et, à la seconde reprise, un coup de tête venait entailler l’arcade du français. Le sang jaillissait immédiatement obligeant l’arbitre à mettre fin au combat. Le coup étant involontaire, et le nombre de rounds n’étant pas suffisant pour provoquer un décompte, l’arbitre sanctionna la rencontre par un no-contest.

Barthelemy Lefebvre (17 V, 11D, 1 N, 4Ko) affrontait Ali Yammouni (12V, 8D, 4Ko) dans un duel de nordiste entre un douaisien et un calaisien. Passant de nombreuses accélérations, notamment en directs gauche/droite, le frère de Ségolène imposa rapidement sa boxe, dominant les débats, mis à part au 4eme round où Yammouni retrouvait de sa superbe. Cela s’avéra cependant insuffisant, Barthelemy Lefebvre reprenant le dessus au round suivant durant lequel il martelait plusieurs fois son courageux adversaire. Coincé dans les cordes, Yammouni, fut même compté par l’arbitre suite à un puissant crochet au foi. C’est logiquement, après la sixième reprise, que Barthélemy Lefebvre remportait le combat 60/53 pour les trois juges.

Yammouni compté dans le 5éme

Une fois n’est pas coutume, Mehdi Mouhib (18V, 1D, 11 Ko) dû attendre la décision des juges pour remporter la victoire contre Luka Gogoberishvili (3V, 11D). Revenant d’une défaite et ayant une préparation écourtée, Mehdi Mouhib paraissait crispé lors de la première reprise. Libérant peu à peu sa boxe, le douaisien menait largement les débats face à un adversaire qui n’était pas venu pour se coucher, ne rechignant pas à prendre parfois des risques. Ne parvenant à enchaîner de grosses séries, empêché en cela par un adversaire tout le temps en mouvement, la domination du français était néanmoins et justement récompensée (60/54 par trois fois).

Charles MERLEN

Laisser un commentaire

*

*

DERNIÈRES INFOS & NEWS

ARTICLES RELATIFS