Mehdi Mouhib et Mohamed Kani pour le titre national des welters

Samedi soir la ceinture professionnelle de champion de France des poids welter sera en jeu au Palais des sports René Bougnol à Montpellier.

Deux hommes vont s’affronter pour ce titre, le douaisien Mehdi Mouhib (19V, 1D, 11 Ko) et le montpelliérain Mohamed Kani (16 V 2D). Et la distance géographique n’est pas la seule chose qui sépare ces deux hommes, en effet ce championnat promet d’être une opposition de style marquée entre un frappeur et un technicien. Netboxe a pu échanger avec les deux prétendants à la couronne nationale.

NB : Bonjour Mehdi peux-tu te présenter pour les lecteurs qui ne te connaissent pas encore ?

Mehdi Mouhib : Je m’appelle Mehdi Mouhib surnom « Coco », j’ai 29 ans et un palmarès pro de 19 combats pour 18 victoires dont 11 par KO. J’ai débuté la boxe à 19 ans à Metz. Après quelques succès en amateur dont une finale lors d’un tournoi en Algérie et une défaite de justesse contre David Papot je suis monté dans le Nord pour mes études. Je ne pensais pas forcément persévérer dans la boxe mais j’ai alors rencontré Robert Pantigny et Raphael Van Elsande. Nous avons rapidement accroché et cette rencontre a tout changé. Quelques mois après je passais pro en 2013. Je marche beaucoup, tant dans la vie pro, que personnelle, à l’affectif et c’est important pour moi de les avoir à mes côtés.

NB : Tu disputes demain un championnat de France, peux-tu nous parler de ta préparation ?

MM : Après mon dernier combat en octobre j’ai eu beaucoup d’impératifs professionnels. On a reçu la proposition de Championnat en Décembre, j’en ai parlé à ma femme qui m’a tout de suite donné le feu vert. A partir de là j’ai pu me replonger à fond dans l’entrainement et faire une bonne préparation avec mes camarades de club et avec Brice Bassole. J’ai également pu travailler quelques points précis avec Raphael Van Elsande.

NB : Peux-tu nous parler de ton adversaire ?

MM : Il est bon techniquement et vif. Son palmarès parle pour lui, il n’est pas là par hasard, et doit être un gros bosseur. Après c’est un homme avec deux bras, deux jambes et, si sur le plan humain, il a l’air d’être quelqu’un de bien, sur le ring nous serons deux ennemis. Nous sommes deux pour un titre ; il faudra un gagnant et un perdant.

NB : Ce combat est-il le plus gros challenge de ta carrière et que représente ce titre ?

MM : C’est clairement le plus gros challenge de ma carrière et face à un bon boxeur. J’ai fait la promesse à mon père d’être un jour champion de France, j’espère réaliser cette promesse samedi et serrer cette ceinture dans les bras.

NB : As-tu un mot à passer ?

MM : Je tiens à remercier ma femme pour sa patience et son soutien ainsi que ma famille. Je remercie également mes coachs Raphael et Robert ainsi que mes camarades de club et Brice Bassole. Nous étions un peu dans une période creuse de la saison et tous s’y sont remis pour les entrainements et les sparings. J’ai également une pensée pour mes supporters et ceux qui vont faire le déplacement. Enfin je remercie Netboxe de porter de l’intérêt aux combats qui ne sont pas nécessairement les plus médiatisés.

NB : Bonjour Mohamed peux-tu te présenter pour les lecteurs qui ne te connaissent pas encore ?

Mohamed Kani : Je m’appelle Mohamed Kani j’ai 29 ans je viens de Montpellier. J’ai commencé la boxe à 12 ans. Au départ, comme un enfant, je n’ai pas pris la boxe particulièrement au sérieux. J’aimais la mentalité de ce sport et il me permettait de bien me canaliser. Ensuite je suis passé amateur, sans forcément être à 100 %, et à l’issue de la première saison les résultats ont prouvé que j’avais du potentiel. La deuxième année je m’y suis mis sérieusement j’ai alors fait une demi-finale du championnat de France amateur et je suis ensuite passé professionnel en sachant les sacrifices que cela implique. Chez les pro j’ai remporté le critérium ma première année puis un titre WBC méditerranée qui m’a permis de progresser dans les classements jusqu’à être Challenger du titre national. Yahya Tlaouziti, qui est l’ancien champion, a abandonné sa ceinture, nous avons alors remporté les enchères et la fédération a proposé Mehdi Mouhib comme co-challenger.

NB : Tu disputes demain un championnat de France, peux-tu nous parler de ta préparation ?

MK : J’ai pu faire 8 semaines de préparation. J’ai fait un gros travail physique sur Lyon avec mon entraîneur Faycal Omrani qui me suis depuis un an et demi et avec mon préparateur venu m’accompagner. J’ai pu également faire de super sparings. J’étais coupé de ma vie quotidienne ce qui m’a permis de me concentrer à fond sur la préparation.

NB : Peux-tu nous parler de ton adversaire ?

MK : Je ne le connaissais pas beaucoup avant, son nom apparaissait dans les classements. Ce sont des styles différents qui vont s’affronter demain. C’est un peu un « tueur » qui aime frapper, je suis plus dans la vivacité, le style, même si j’ai travaillé sur mes appuis pour faire plus mal.

NB : Ce combat est-il le plus gros challenge de ta carrière et que représente ce titre ?

MK : Mon plus gros challenge à ce jour reste le WBC Méditerranée, même si ce n’est pas une ceinture majeure, j’avais du affronter Ricardo Silva, un excellent boxeur alors invaincu. Le titre de champion de France est bien évidemment une étape importante dans ma carrière mais pour moi la ceinture européenne reste clairement mon objectif.

NB : As-tu un mot à passer ?

MK : Je tiens à remercier la ville de Montpellier qui a participé à l’organisation de cet événement. Je remercie également mes partenaires sans qui je n’aurai pas pu faire ce championnat. Je tiens enfin à saluer le Cross-counter Boxing à Lyon où je m’entraine et le club de Figuerolles-Montpellier où je suis licencié ainsi que toutes les personnes qui m’ont permis d’en arriver là.

Charles MERLEN 

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