L’ABC DE LA BOXE PROFESSIONNELLE

REGLEMENTS, TECHNIQUES ET TERMINOLOGIES

Il est triste de constater que certaines personnes considèrent la boxe comme étant barbare et sans base réelle approfondie. Or, lorsqu’on analyse attentivement les différentes sphères tant techniques que purement pugilistiques, qui gravitent autour de ce sport, il est dès lors fascinant de constater tous les paramêtres qui doivent être maîtrisés par les boxeurs afin de devenir efficaces. Une dose de chance et de talent est également la bienvenue, mais somme toute, sans un travail acharné qui transpire le désir d’amélioration de sa conduite sur le ring, rien n’est possible à long terme.

C’est donc dans cette optique de mieux faire connaître ce sport et ses technicités, que ce texte vous est proposé. Vous pourrez y trouver des informations pertinentes quant aux règlements, techniques de boxe utilisées lors d’un combat, tant à l’attaque qu’en défensive, ainsi qu’un court lexique qui permettra d’éclaircir certains termes qui peuvent paraître plutôt abstraits.



Aspects


  • Règles
  • Rounds
  • Gants
  • Casques
  • Vaseline, graisse
  • Administration d'un coup de poing légal
  • Faits et gestes interdits en combats
  • Blessures
  • Compte de huit debout
  • Directives de l'arbitre.
  • L'arbitre demande un "Break"
  • L'arbitre dit : "Boxe"
  • L'arbitre dit : "Time"
  • L'arbitre dit : "Stop" en agitant ses bras levés vers le ciel
  • Le speaker
  • Chronomètreur
  • Juges


Particularités


  • Varient de pays en pays, parfois même à l'intérieur d'un même pays.
  • Entre 4 et 12 rounds de 3 minutes. (2 minutes pour les femmes.)
  • 6, 8, 10 ou 12 oz, dépendant de la juridiction.
  • Interdits.
  • Permis.
  • Il est interdit de donne un coup de poing avec la main ouverte, avec l’intérieur ou le côté de la main, avec le poignet, le coude ou toute autre partie du corps (ceci inclus l'interdiction de mordre...).

    Il est strictement défendu de donner des coups de poings portés au-dessous de la ceinture, derrière la tête ou derrière le corps.
  • Il est interdit de tenir, serrer, pousser le partenaire ou de s’appuyer sur lui, de passer les bras sous ceux du partenaire ou de tenir les cordes pour frapper.

    Il est interdit d'abaisser la tête au-dessus du niveau de la ceinture du partenaire, de toucher ce dernier lorsqu'il est au sol.
  • Le combat se poursuit à moins que le boxeur ne puisse continuer (KO ou KOT).
  • N'existe pratiquement pas. Cela dépend des fédérations concernées. En vigueur en France.
  • Elles doivent être mentionnées aux deux boxeurs, dans le vestiaire, avant le combat.
  • À ce commandement, les boxeurs doivent se séparer nettement en effectuant un pas en arrière.
  • Reprise de l'action.
  • Demande d'un arrêt du chrono.
  • Arrêt du combat.
  • Avant le combat, il doit donner le dossier professionnel des boxeurs, ainsi que quelques informations sur leurs profils.

    En fin de combat, s'il y a eu un KO ou KOT, il annonce le vainqueur et précise le round et le temps où fut arrêté le combat.

    Si une décision est rendue, il donne le pointage des trois juges et déclare, par la suite, le vainqueur.
  • Sonne le gong au début du combat, à 10 secondes de chaque fin de round et à la fin de ces rounds.
  • Trois juges basant leur pointage sur un système de 10 points.


Sécurité


  • Des règles unifiées apportent des normes standardisées.
  • Des combats plus longs augmenteraient les risques de blessures.
  • La conception et le matériel utilisé déterminent aussi le niveau de protection offert.
  • Les casques réduisent les risques de coupures par 90 % et les blessures à l'oreille de 100 %.
  • Peut irriter l'oeil. Préviendrait les brûlures causées par le cuir (gants).
  • Pour éviter des blessures sérieuses.



    Pour éviter des blessures sérieuses.
  • Rien à signaler.



    Pour éviter des blessures sérieuses, telles de commotions cérébrales.
  • Le sang et les enflures autour de l'oeil perturbent la vision et affecte ainsi la capacité du boxeur à se défendre.
  • Son rôle est de protéger le boxeur avant qu'il ne se blesse.
  • De manière à être respectées lors du combat.
  • Afin d'empêcher les boxeurs de se retenir. Pour éviter, en corps à corps, que les pugilistes se cognent la tête.
  • Rien à signaler.
  • Afin de vérifier une coupure/blessure, pour parler à un boxeur ou aux hommes de coins.
  • Afin d'éviter qu'un boxeur soit ultérieurement blessé en raison des nombreuses attaques qu'il subit.
  • Rien à signaler.
  • Préciser le début des engagements et éviter des coups illégaux après le temps règlementaire.
  • Rien à signaler

 

  • La Garde



    C'est la position idéale du boxeur à l'arrêt qui doit être capable de passer à l'attaque ou de se défendre sans pour cela compromettre son équilibre. La garde classique, dite garde anglaise, se traduit par le point et le pied gauche en avant. Le bras droit replié protége le foie avec son coude et le menton avec son poing.
    La fausse garde est la position symétrique par rapport à celle d'un droitier. Toutefois il faut remarquer que chez un gaucher le foie ne profite plus de la même protection. En règle générale on estime aux environs de 15% le nombre des boxeurs en fausse garde, et très rare sont les champions du monde qui boxent dans cette position.
    Il n'en demeurent pas moins vrai que ces pugilistes posent des problèmes parfois insolubles à ceux qui ont adopté une garde normale à cause de l'envers des réflexes.
  • Le Direct



    Ce coup se décrit par un fléchissement du bras, ramenant le coude et l'épaule, reculés à l'arrière. Sur cette photo, l'on peut voir un direct de la droite après sa pleine extention. Ce coup est lancé avec la main arrière du boxeur. En d'autres termes, si ce dernier est droitier, comme le montre cette image, le boxeur aura son poing droit (main arrière) légèrement en retrait, prête à être dégainée en tout temps et sa main gauche (main avant) sera plus avancée.
  • Le Jab



    Un coup donné en jab procède d'une extension horizontale d'un bras qu'il s'agisse du gauche, le plus souvent utilisé à partir d'une garde normale, ou du droit. Ce coup qui peut être redoutable chez certains, sert surtout à prendre sa distance et ouvrir la garde de l'adversaire. Sa répétition accumule souvent des points, en particulier chez les amateurs. Le jab se porte aussi bien à la face qu'au corps.
  • Le Chrochet



    Le crochet, à la différence du jab, se porte avec le bras légèrement fléchi. Le poing décrit alors une trajectoire courbe qui aboutit souvent sur les côtés de la face ou du buste. C'est en général l'arme des puncheurs.
    Elle nécessite une rotation du buste qui doit accompagner le coup pour plus d'efficacité. On différencie les crochets courts, donnés de près à l'aide d'un bras très replié qui profite ainsi du poids de l'épaule et du corps, des crochets larges, ou le poing part à la volée, un peu comme une masse indépendante.
  • Le Contre



    Le boxeur en position défensive attend une attaque de l'adversaire dont il va tirer profit. Quand celui-ci frappe un coup il faut immédiatement frapper presque simultanément dans sa garde ouverte. Entraîné par le poids de son corps il vient alors à la rencontre du coup ce qui lui donne une efficacité supérieure. On dit souvent qu'un pugiliste s'est empalé sur un contre, l'image est assez expressive pour faciliter la compréhension. Quand deux coups identiques et symétriques se croisent, comme par exemple un direct du droit et un direct du gauche de l'adversaire, on parle alors de cross.
  • La Remise



    La remise est une action offensive qui suit de très près une attaque adverse. Mais au contraire du contre qui serait plutôt négatif, puisqu'on attend, la remise est offensive. Elle profit du temps mort nécessaire au boxeur qui revient de son attaque pour se remettre en garde.
  • L'Uppercut



    Ce coup qui ressemble au crochet se porte de bas en haut avec un bras replié qui entraîne l'épaule et le buste obligé de suivre la rotation imposée. L'uppercut difficile à réaliser parvient soit au corps, soit au menton. Actuellement, les boxeurs l'utilisent moins souvent par manque de technique mais aussi parce que son exécution, en particulier du gauche, dégarnit la face par rapport aux crochets adverses.
  • La Feinte



    Cette fois-ci l'attaque n'est plus directe mais simulée. Le coup initial soit par préméditation soit par réflexe n'est esquissé et suivi d'un autre coup qui ne paraissait pas prévu.
    Le but recherché parait évident : il s'agit de surprendre l'adversaire qui avait tenté une parade du premier coup mais se trouve décontenancé par le changement subit d'orientation ou de poing. Par exemple une amorce de direct du droit peut se transformer en un crochet du gauche.
  • La Défense



    Le blocage Il s'agit de s'opposer aux coups adverses avec les moyens dont on dispose: les bras et les poings. La main ouverte peut bloquer un direct, l'avant-bras ou le coude sont susceptibles d'arrêter un crochet.
    L'épaule aussi par des rotations parvient à servir de bouclier.
    Tout réside dans la force respective des deux pugilistes et dans la garde adoptée par chacun.
  • L'Esquive



    En ce qui concerne l'esquive, le pugiliste doit effacer la partie de son corps exposée au coup. Un simple déplacement latéral de la tête qui évite un direct constitue une esquive. On notera surtout les retraits du buste, les pas en arrière qui augmentent subitement la distance avec l'adversaire. Ou bien encore l'esquive rotative effectuée par la tête et le buste évoluant en arc de cercle au dessous des coups adverses. Un retrait du buste sur le côté ou un pas dans ce sens sont appelées esquives latérales.
    Le réflexe du boxeur demeure la clé de toute esquive, impossible par exemple dans les contres quand l'attaquant ne peut se préoccuper de défensive.
  • La garde
  • Le Direct
  • Le Jab
  • Le Crochet
  • Le Contre
  • La Remise
  • L'Uppercut
  • La Feinte
  • La Défense
  • L'Esquive