Deux gonzes à l’aise

A l’ombre des vedettes des réunions franciliennes du mois d’octobre, deux néo-professionnels ont étrenné leurs galons dans l’anonymat télévisuel mais avec un vrai potentiel pour faire vibrer les fans dans un futur très proche.

L’un s’est produit à Enghien, en marge du Championnat du Monde d’Estelle Mossely, l’autre à Levallois en sous-carte de Christian M’Billi. L’un est monté sur le ring une fois les caméras de TV éteintes, l’autre, alors qu’elles n’étaient pas encore allumées. S’agissant de deux néo-pros à la carrière amateur peu voyante, il n’y a rien de scandaleux à cet anonymat. Mais les qualités qu’ils ont laissé entrevoir devraient rapidement leur fournir un éclairage plus puissant.

Il existe une catégorie de boxeur qui semble plus à l’aise sur le ring que n’importe où ailleurs. Ils peuvent y demeurer jusqu’à 40 ans passés, changer de catégorie comme d’autres changent de chemises. En gros, ils sont aussi à l’aise sur un ring que vous ou moi dans notre cuisine à l’heure d’aller y chercher une recharge d’olives pour l’apéro.

Leur décontraction se lit sur leurs visages dès la sortie des vestiaires et ils consomment évidemment beaucoup moins d’énergie que les grands stressés hyper-conscients du danger. Est-ce justement de l’inconscience ou de la confiance excessive en leurs moyens ? Mystère. En tous cas, on peut identifier ce genre de combattants en les assimilant à leurs illustres aînés que seraient Roberto Duran, James Toney ou encore Jorge Castro.

Par ordre d’apparition, donc d’entrée dans la carrière, voici Mevy Boufoudi. Fils de feu Olivier Boufoudi qui fut de longues années durant l’entraîneur de Limeil-Brevannes, Mevy est aussi le frère de Medi qui est pro depuis l’an dernier. Son style à hauts risques avec les bras en bas et des esquives millimétrées ne l’empêche pas de disposer d’une frappe significative qui devrait l’aider à abréger des combats dans l’avenir. Pour cela, il devra impérativement peaufiner sa préparation physique au club de Fontenay où il est licencié.

Photo Marwen FARHAT

Plus jeune de quelques années, Ali Galtier était encore en équipe de France junior amateur l’an dernier. Passé pro au club des Mureaux, il ne lui a fallu que deux rounds pour venir à bout d’un Géorgien qui n’avait pas les moyens de rivaliser. Sans faire le show et avec sérieux, il a montré tout de même une aisance que bien des pros expérimentés n’auront jamais.

Tout cela pour dire que même si c’est bien de regarder la boxe à la télé, c’est encore mieux de venir sur place pour découvrir ce que les chaînes ne montrent pas, mais qu’elles ne vont plus cacher bien longtemps en ce qui concerne ces deux boxeurs !

Paul GIBERSZTAJN

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