Bousculé mais impressionnant, Arsen Goulamirian conserve sa ceinture mondiale WBA des lourds-légers

Deux défenses de titres en 6 semaines, c’est un sacré pari à prendre ! C’est la performance qu’à réussi à faire le français Arsen Goulamirian (26-0, 18 KO). Ce samedi soir, dans une ambiance de feu au palais des sports de Marseille, l’impressionnant champion du monde WBA des lourds-légers a conservé sa ceinture en battant l’américano-moldave Constantin Bejenaru (14-1, 4 KO), par jet de l’éponge à l’appel de la 10ème reprise.

Probablement fatigué par sa préparation à Big Bear Lake et par son combat du 15 novembre dernier, le champion s’est fait bousculer dans la première partie du combat face à un valeureux Bejenaru. Le moldave a tout donné, ce qui a déstabilisé le français, en difficulté en début de combat. Mais c’est dans ces moments-là qu’on reconnait un grand champion et Arsen Goulamirian l’a prouvé ce soir, en redoublant d’effort en allant chercher son adversaire, à coups d’assauts puissants et rapides dans les cordes. Comme dans ce 9ème round où notre champion envoie son adversaire au sol d’un magnifique crochet du droit, avant de s’acharner sur lui jusqu’à la cloche. Bejenaru ne reprendra finalement pas le combat après la fin de cette 9ème reprise, et Arsen conserve donc sa ceinture.

 

« Je savais que ce combat serait compliqué. Peut-être pas au niveau puissance mais je savais qu’il allait me gêner dans sa façon de boxer. Il est petit de taille, quand il rentrait je n’arrivais pas à me libérer etc… Mais c’est un travail à faire et c’est dans les combats comme ça qu’on apprend » nous a confié le champion après son combat.

Désormais, que réserve l’avenir pour Arsen Goulamirian ? « L’objectif pour l’année prochaine, c’est d’avoir deux ceintures, d’unifier les titres mondiaux. Je n’ai pas encore de noms en tête car deux ceintures sont vacantes, mais on verra ce qui va nous attendre. »

Un peu plus tôt dans la soirée, deux très talentueux boxeurs français ont également brillé, tous deux dans la catégorie des super-welters. Tout d’abord, le cannois Dylan Charrat (20-0-1, 6 KO) a surclassé son adversaire, le russe Dmitry Mikhaylenko (23-6, 10 KO), le battant par arrêt de l’arbitre à la 8ème reprise. Ce dernier n’a rien pu faire tant Charrat, impressionnant ce soir, a dominé son adversaire grâce à sa mobilité et ses enchaînements.

Le deuxième super-welter français de cette soirée, c’était Ahmed El Moussaoui (32-3-1, 7 KO) qui a vaincu le russe Vaghinak Tamrazyan (16-7, 5 KO) par décision unanime (98-92 ; 98-92 ; 99-91). Ce combat était plus disputé et acharné que celui de Dylan Charrat, mais Ahmed El Moussaoui a su se sortir des difficultés posées par cet adversaire très coriace pour s’imposer et confirmer sa bonne dynamique, après son succès à Bercy en novembre.

Pour finir sur cette soirée, retour sur les quatre combats non télévisés qui ont ouvert le bal. Chez les moyens, le local Bruno Surace (15-0-2, 3 KO) s’est lui aussi imposé face au géorgien Georgi Khutsishvili (5-10, 2 KO) par KO d’une belle droite à la toute fin du combat, au 6ème round. En boxe féminine, chez les super-plumes, la petite protégée de Fabrice Tiozzo Elhem Mekhaled (14-0, 2 KO) s’est imposée contre la polonaise Karina Kopinska (13-31-4, 3 KO) par décision unanime (59-56 ; 59-55 ; 60-54). La petite protégée de Fabrice Tiozzo, classée 8ème au classement Boxrec, continue sa belle progression.

Enfin, au tout début de la soirée, on a eu droit au très disputé duel de lourds-légers entre le tunisien Sadok Sebki (4-6-2, 2 KO) et le français Omar Bellouati (4-1-0, 2 KO), qui s’est soldé par un match nul sur décision partagée (58-56 ; 56-58 ; 57-57), tandis que chez les légers, Amazigh Abrouk (2-0, 0 KO) s’imposait contre Quentin Lanaud (0-9-1, 0 KO) à l’unanimité des juges (59-56 ; 59-55 ; 59-55).

Hugo BRUN

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