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LES ESPOIRS: THE NEW RAY ROBINSON
Il est invaincu chez les professionnels, mais encore loin du niveau mondial. Ce poids welters porte un nom qui réveille les mémoires : Ray Robinson ! S'il ne mérite pas encore le surnom de "Sugar", ce gaucher de 22 ans, a été un des grands amateurs de sa génération, avec 50 victoires. Mais, alors qu'il s'entraînait avec l'équipe nationale des Etats-Unis, en vue des JO de Pekin, à l'automne 2006 il décide de passer professionnel.
Né à Philadelphie, ce grand longiligne y vit et s'y entraîne toujours, sous la direction du célèbre et expérimenté Howard Mosley, et a choisi Joe DeGuardia (Star Boxing) comme promoteur. "Avec lui, je sais que je pourrai accomplir la carrière dont je rêve et que je souhaite" a expliqué Robinson à l'époque.
Ses premiers pas dans le gymnase d'Howard Mosley eurent lieu à huit ans ! Depuis, il ne l'a jamais quitté et le considère comme un second père, il a d'ailleurs une grosse influence sur lui. Ray vit avec Angie, avec laquelle il a eu une fille nommée Mya, âgée de quatre mois. "Elle guide mes pensées et me donne une raison de vouloir avancer plus loin. Je veux être le meilleur père possible et pour celà, je m'entraîne encore plus..." confie-t-il à qui veut l'entendre.
Robinson est évidemment un fervent de l'original "Sugar Ray Robinson", qu'il place au dessus de tout. "C'était le plus grand de tous les temps. N'importe quel boxeur devrait s'inspirer de cet homme. Je serai heureux de réussir la moitié de ce qu'il a accompli, mais jamais je ne pourrais prendre le surnom de Sugar" confie celui qu'on appelle communément : "The New Ray Robinson". Mais, Ray sait aussi s'inspirer de ses idoles Ray Leonard, Muhammad Ali et Tommy Hearns dont il regarde sans fin les combats en vidéo.
Aujourd'hui, il a disputé et remporté neuf combats, dont trois avant la limite et si ses adversaires n'étaient pas des foudres de guerre, il apprend sagement son métier, progressant à chaque combat dans lesquels il utilise ses qualités naturelles : technique, vitesse de bras et jeu de jambe aérien.

Tout n'a pourtant pas toujours été facile pour le jeune Robinson qui a même failli ne plus pouvoir boxer ! Lorsque très jeune, il se plaignait de douleurs dans le cou, un médecin les avait attribué à des maux de croissance. Mais à quatorze ans, alors qu'il s'entraînait, son cou se bloqua et il dû être hôspitalisé. Là, on s'aperçu qu'il lui manquait une vertèbre cervicale. Il subit une longue opération où on lui pris un morceau de hanche pour en faire une vertebre. Longtemps immobilisé, les médecins lui interdirent alors de reprendre ses activités sportives. "Je me suis rappelé l'exemple de Vinnie Pazienza, qui lui aussi s'était brisé une vertèbre mais qui était revenu sur les rings pour devenir champion du monde..." Un an plus tard, à force de volonté, Ray poussait à nouveau la porte du gymnase...

Lors de son dernier combat, le 5 septembre 2008, pour son premier six rounds, il a dominé et fait une démonstration en battant aux points le rugueux ecuadorien Eberto Medina. Comme tous ses adversaires, Medina était venu pour se battre et détruire un jeune boxeur en vue. Mais il dû vite déchanter, trouvant en face de lui un adversaire insaisissable, boxant en série de trois quatre coups, appliquant un jeu défensif sans faille, Robinson a conclu ce combat en envoyant son adversaire à terre juste sur le coup de gong final.
Cette histoire, nous l'avons déjà connu en France dans les années soixante. Cette fois là, il s'agissait d'une filiation réelle avec Marcel Cerdan junior, le fils du regretté Marcel Cerdan. La volonté seule, même si elle lui a permis une belle aventure, n'était pas suffisante pour accéder au championnat du monde. Souhaitons en tout cas le meilleur à Ray Robinson...
Christian Chataignier, le 06 Septembre 2008
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