|
LES MULTIPLES AMBITIONS D’IBNEL ARRAMI
Vainqueur de la Coupe de la Ligue lourd-léger, Faïsal Ibnel Arrami se confie sur ses futures échéances. Boxeur au mental d’acier, Faïsal Ibnel Arrami se devait de confirmer sa victoire dans le Tournoi de France par un succès en Coupe. Les débats furent expéditifs, le combat à sens unique, son adversaire Julien Perriaux cédant à nouveau dans la première reprise.
"Seul le travail paie nous disait-il sobrement après sa victoire. A bientôt 24 ans, il s’agit d’une juste récompense pour ce jeune homme ayant fait ses classes en super-welter dans les rangs amateurs avec son copain Mohamed Maghraoui à l’ASCM Toulon. Doté d’un intéressant bagage technique, il fit parti de l’équipe de France junior en 2000 avant de faire un break avec le noble art.
Cinq ans plus tard et une quinzaine de kilos de muscle en plus, revoilà Faïsal toujours aussi explosif et passant rapidement dans la cour des grands avec Daniel Bicchieray dans son coin. Son succès en Coupe fut aussi logique que mérité. Le travail, l’esprit de sacrifice, le mérite… des valeurs qui collent à la peau de Faïsal. Invaincu en neuf combats, le garçon est très ambitieux. Notre petit doigt nous dit qu’il n’en restera pas là, qu’il faudra compter avec lui dans les années à venir. Rencontre avec un grand espoir du noble art toulonnais.
NB: Faïsal, cette victoire expéditive en Coupe a dû vous faire plaisir ainsi qu’à vos proches...
FIA: Oui, satisfait. Plus le combat est court, au mieux c’est pour moi. On évite de prendre des coups, on se préserve. C’était intéressant d’abréger ce combat en championnat.
NB: Pour vous, on a l’impression qu’il s’agit plus d’une confirmation de la finale du Tournoi de France que d’un réel aboutissement ?
FIA: Oui, tout à fait, une confirmation. J’avais été étonné que Perriaux soit classé devant moi alors que je venais de le battre. C’était pour montrer à tout le monde que ma première victoire n’était pas due au hasard. Car cette fois, il n’y a pas eu d’effet de surprise.

NB: Le titre national en lourd-léger est désormais dans votre ligne de mire...
FIA: Bien sûr. Comme n’importe quel vainqueur de la Coupe, je suis dans l’attente d’une opportunité nationale bien que ma prochaine échéance soit le championnat d’Afrique à Tunis le 7 novembre, étant d’origines tunisienne et marocaine. Hormis ce rendez-vous important, je me tiens prêt pour affronter El Hadak ou Roberge.
NB: Que pensez-vous des autres lourds-légers français?
FIA: Pour moi, Fabrice Tiozzo est le meilleur boxeur français de tous les temps dans ma catégorie. Son palmarès est là pour le prouver. Mormeck est juste derrière. Je suis content de la réussite de Jean-Marc Monrose qui est méritant tout comme son entraîneur Louis Lavaly. Ensuite d’après moi et dans l’ordre, il y a Dettinger, El Hadak qui n’a jamais perdu en France et Roberge.
NB: Quels boxeurs actuels vous impressionnent le plus ?
FIA: David Haye et Oscar De La Hoya. Ils font exactement ce que j’aimerais faire par la suite. De La Hoya, notamment, m’a donné l’envie de devenir promoteur. Tous les deux sont des exemples à suivre.
NB: Avez-vous des boxeurs-référence, des pugilistes de haut niveau vous ayant fait rêver ?
FIA: Oui, plusieurs : Oscar De La Hoya, Mohamed Ali, Mike Tyson et Fabrice Tiozzo.
NB: Sur quels points devez-vous et comptez-vous progresser ?
FIA: Physiquement, musculairement mais aussi techniquement. En junior, je pesais près de 80 kilos pour descendre à 70 en combat. Avec les années, on prend du poids. Il est logique que je sois aujourd’hui en lourd-léger.

NB: Visionnez-vous les vidéos de vos adversaires ? Boxez-vous en vous adaptant à l’autre ?
FIA: Chaque combat est différent, chaque boxeur aussi. Personnellement, j’essaie de m’adapter à n’importe quelle situation. Gaucher ou droitier, rien ne me dérange. La vidéo, j’aimerais bien l’utiliser mais jusqu’ici, je n’ai pu en voir aucune de mes adversaires.
NB: Souhaiteriez-vous que votre carrière soit dirigée par un promoteur ?
FIA: Non, en France personne. A l’étranger, De La Hoya. Il a tout compris à la boxe. J’aimerais surtout être moi-même promoteur, organiser mes propres combats.
NB: Que pensez-vous du retour à la compétition, à 33 ans, de Mahyar Monshipour ?
FIA: Je pense qu’il va impressionner du monde, qu’il va encore faire des dégâts. J’aimerais vraiment qu’il réussisse son retour.
NB: Quels sont vos prochains objectifs ?
FIA: D’abord gagner la coupe d’Afrique à Tunis, ensuite le championnat de France. Monter dans les classements et faire un championnat d’Europe dans un an environ.
Site internet de Faïsal Ibnel Arrami : www.boxeur-faisal.com
Retrouvez les articles de Johan Livernette sur son blog
Johann Livernette, le 16 Juin 2008
|