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LES ESPOIRS : AMIR KHAN
Lorsqu’en juillet 2005, après avoir décroché une médaille d’argent au Jeux olympiques d’Athènes, un boxeur de 18 ans fit son entrée dans la boxe professionnelle en gagnant par KO à la première reprise, plus d’un observateur pouvait se dire qu’il tenait là un espoir.
Deux ans et demi plus tard, Amir Khan est classé 3e par la WBO, 5e par le WBC et 10e par l’IBF et déjà prêt à s’imposer comme l’étoile montante de la catégorie des poids légers.
Qui est Amir Khan ?
Né à Bolton, au Royaume-Uni, où il réside habituellement, Amir est d’origine pakistanaise. Il est déjà très connu du fait notamment de sa participation à une émission télévisée avec ses parents.
Il est apparu également dans une émission de « télé-réalité » en plusieurs épisodes pour Channel 4. Il devait diriger un groupe de 6 jeunes hommes ayant eu des démêlés avec la justice, et dont le comportement violent était notoire. Pendant un mois, ils ont vécu dans une sorte de camp d’entraînement, Amir leur montrant l’exemple. Quelle que soit l’efficacité de ce type de démarche, l’émission a permis de montrer – ce que les boxeurs savent bien – que la boxe est une école de discipline, de volonté et de sérieux. Elle a également eu le mérite de mettre en avant le charisme d’un champion en herbe, car par delà les qualités pugilistiques d’un boxeur, c’est surtout sa personnalité qui lui permet de sortir de devenir médiatique, et partant d’être bien rémunéré…
Amir Khan, le pugiliste
Ce boxeur d’1m77, a le coup précis et la frappe explosive : il a remporté 16 victoires en autant de combat, dont 12 avant la limite. Sur le ring, il montre beaucoup de vitalité et une belle condition physique.
Sa vitesse et son activité importante dès le début du combat, semblent laisser ses adversaires relativement désemparés : il a ainsi remporté 10 de ses victoires en moins de trois reprises.

Le 14 juillet 2007, il a disputé le titre de champion du Commonwealth face à Willie Limond, dont le palmarès était alors de 28 victoires (8 par KO), pour une seule défaite.
Voulant convaincre, Amir a cherché le coup dur, négligeant un peu son jab, dont il donnait surtout des feintes, afin de placer sa droite. Découvert, il s’est retrouvé au tapis à la 6e reprise mais a pu montrer qu’il avait un moral de champion. Reparti de plus belle, il reprend le combat à son compte et déborde son adversaire, enchaînant les coups puissants à la face à la 8e reprise. Limond préfère abandonner à l’appel de la 9e reprise.
Depuis lors, Amir Khan défend sa ceinture avec succès contre des adversaires sérieux et montre ses progrès. Il a ainsi notamment expédié en un seul round Graham Earl (25 victoires dont 12 par KO, 2 défaites) en décembre dernier grâce à une série de crochets du gauche et du droit à la face.

Lors de son dernier match contre Gairy St Clair (39 victoires dont 17 par KO, 5 défaites et 2 nuls), ancien champion IBF des super-plumes, dont la mâchoire de granit avait résisté à un Diego Corrales au meilleur de sa forme, il a réalisé un véritable récital, gagnant toutes les reprises, comme en témoignent les scores unanimes des 3 juges : 120 à 108. La tactique de St Clair, beaucoup plus petit que Khan, semblait être de porter le combat au corps et de placer de puissantes frappes. Khan a encaissé des droites et crochets du droit sans broncher.
On l’a compris, Amir Khan est convaincant. Toujours en mouvement, rappelant par sa vitalité des boxeurs comme Trinidad, il sait boxer en avançant et en reculant. Sa boxe est complète, ses combinaisons ont quelque chose de Sugar Ray Léonard. Le seul point qui reste à ce jour en suspens est sa capacité à encaisser les coups de gros frappeurs.
Jean-Marc Valot, le 01 Avril 2008
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