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DANS LA PERSPECTIVE DU PROCHAIN CONGRES DE L’AIBA
Dans la perspective du prochain congrès de l’AIBA, quels en sont les nouveaux projets ?
La boxe à travers le monde se porte-t-elle bien ? C’est là la lancinante question à laquelle doit répondre les délégués et les éventuels candidats aux postes de l’AIBA au prochain congrès d’octobre 2010. Bientôt les quatre années couvrant le mandat électif de l’actuelle direction exécutive de l’AIBA (association internationale de boxe amateur) seront achevées. Autrement dit, c’est un mandat qui vient d’être consommé. Un mandat qui en appelle un autre. Rappelons-nous que lorsque la compagne électorale de l’actuel président de l’AIBA, Ching-Kuo Wu, avait été entamée, celle-ci était structurée autour « de la rénovation ». Le projet proposé alors insistait sur « the new » AIBA). Quatre ans après, C.K.W et les siens ont-il réalisé cet engagement électoral ? Pour y répondre, un retour sur ce court passé s’impose : CKW a commencé par l’installation d’un comité de réforme de l’AIBA et ce, pour concrétiser les principes suivants : « l’athlète, la transparence et les idéaux de la charte olympique ». Ensuite, le 22 octobre 2007, un congrès extraordinaire est convoqué en marge du mondial de Chicago. Au cours de ce congrès, les statuts de l’AIBA ont subi des modifications ainsi que les règlements. Il a été question de la création de la ligue mondiale de boxe. Le nombre des rounds durant les combats a été revu. En un seul mot, les promesses électorales se traduisaient dans la réalité pugilistique mondiale par des mesures concrètes. « The new AIBA » devait inévitablement passer par des actions plus crédibles. C’est là que des sanctions disciplinaires ont été prises à l’encontre de membres dirigeants qui avaient enfreint aux règles régissant la boxe ou aux règles d’étique et de déontologie.
Même l’ancien président de l’AIBA n’y échappa pas à ce toilettage tous azimuts. Des actions plus osées en direction du corps arbitral ont été entreprises pour asseoir le principe de transparence et l’équité des résultats. En ce qui concerne la transparence, le système de pointage, scoring- machine, l’AIBA l’a amélioré en introduisant « le swiss timing ». S’agissant de l’équité des résultats, l’AIBA a mis en œuvre des mesures devant extraire l’arbitrage des influences et des pressions qu’il subissait auparavant. Sur le chapitre de la formation et du développement, « des académies continentales financées par l’AIBA » allaient être construites. De nouvelles compétitions sont instituées et ce, pour augmenter le volume compétitif des boxeurs à travers le monde. Même les confédérations continentales, régies alors par leurs propres statuts, deviennent des entités subordonnées à l’AIBA, fondées sur des statuts uniformisés. Récemment, elle obtient encore du CIO l’accord d’inclure la boxe féminine dans le programme des jeux olympiques (3 catégories de poids à partir des JO de Londres 2012). Toutes ces actions réalisées en 4 ans suffisent-elles pour que la boxe amateur retrouve son lustre d’ antan. Difficile de l’affirmer, n’est-ce pas ? Toutefois et par honnêteté intellectuelle, il faut reconnaître que Ching- Kuo Wu et son comité directeur n’ont pas fait des promesses non tenues. Accordons-le et avouons-le. Cela est une réalité que l’histoire, aussi courte qu’elle soit, ne peut démentir. Dans pas moins de cinq mois le congrès de l’AIBA pour le mandat 2010-2014 doit se tenir, mis à part le fait du renouvellement des dirigeants, y’aura-t-il de nouveaux projets ?
CKW se portera-t-il candidat à nouveau ? Si projets il y’aura, seront-ils orientés vers l’assistance de la boxe en Afrique et dans d’autres pays de l’Asie et de l’Amérique latine où elle meurt à petite doses ? Si c’est le cas, comment va-t-on s’y prendre et quels seront les moyens à mettre en oeuvre ? Comment va-t-on procéder pour permettre à la boxe de reconquérir les espaces médiatiques et surtout le cœur du public ? Ce sont là les défis du prochain mandat et CKW en particulier devrait d'ores et déjà s’atteler à cerner les voies et à mobiliser les moyens devant garantir cette colossale et néanmoins indispensable entreprise. Que vive la boxe et que vive l’honnêteté dans l’engagement!
Aggoune Azzedine, cadre de la boxe algérienne, le 12 Mai 2010
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