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KARL ET VITU ROIS A SOISSONS
La salle Jean Davesne de Soissons affichait pratiquement complet hier soir pour le double championnat de France proposé à l’affiche. Les organisateurs avaient à nouveau opté pour la formule diner-spectacle qui fait toujours recette dans ces lieux. Les téléspectateurs d’Eurosport pourront suivre cette soirée en différé le jeudi 11 Mars à 20h30.
Le premier championnat à se dérouler était la revanche entre Thierry karl (27-4, 18 KO) et Karim Benama (18-15-2, 4 KO) pour attribuer le titre vacant des poids mi lourds. D’entrée de combat le ton est donné ; Benama avance, la garde hermétique et bien haute certainement échaudé par leur précédente confrontation. Les premiers rounds sont à l’avantage de Karl qui fait passer plusieurs fois le frisson avec sa droite que l’on sait si redoutable, Benama n’étant pas en reste en touchant Karl avec son crochet gauche. Le quatrième round voit quelque peu le match changer de physionomie, en effet Karl se trouve ouvert à l’arcade droite et celle de gauche est bien marquée elle aussi. Karim connaît alors ses meilleures reprises et en profite pour délivrer quelques beaux uppercuts notamment au cinquiéme. Thierry prouve alors à ses supporters qu’il n’est pas qu’un pur puncheur, il tourne parfaitement et utilise à merveille son bras avant pour maintenir son rival à distance, le combat atteint parfois des sommets d’engagement et est très disputé. Benama est malheureusement dénué de punch mais quel cœur ! Justement emporté par sa fougue, il récolte un avertissement pour tête en avant au sixième et encaisse dans la foulée une terrible droite, c'est l'instant que choisit Mr pasquier l'arbitre pour expulser du coin Mohamed Benama qui, estime t'il, manifeste trop de véhémence à son encontre. La suite du combat sera du même acabit, Karl étant toujours plus puissant et précis pour gagner les reprises. La dixième et dernière verront le Blagnacais, se sachant en retard, jeter toutes ses forces dans la bataille pour tenter de glaner une hypothétique victoire avant la limite, un dernier baroud d’honneur où les deux hommes donnent tout ce qui leur reste. Le verdict est unanime : Karl nouveau champion de France pour les trois juges ; 98-91, 99-92 et 99-90. La victoire du Picard est indiscutable mais le pointage est vraiment sévère pour Benama.
« Ce fut plus dur que la derniére fois, Benama est très dur au mal, je lui ai mis des coups puissants, la clé du combat fut pour moi mon bras avant et ma mobilité qui ont bien fonctionné, j’étais prêt… » nous a confié karl dés sa descente du ring. De son coté Benama déclarait : « J’admets la défaite de quelques points mais pas d’autant, nous avons beau jeu en France de critiquer les décisions des Allemands, nos juges n’ont rien à leur envier ! »
Pour le second championnat de France attribuant le titre des super welters, Cédric Vitu (28-1, 13 KO) est venu à bout de Nicolas Guisset (20-18-1) pour s’adjuger le premier grand titre de sa jeune carriére. Ce fut un combat essentiellement tactique où le jeune Creillois a imposé sa plus grande varieté de coups face à un homme plus petit mais ne connaissant que la marche avant. Guisset bien meilleur que ne l’indique son palmarés, a donné du fil à retordre à Vitu.
« Titi » comme le surnomment affectueusement ses supporters, s’est imposé à mi distance en variant les crochets corps et face, Nicolas Guisset cherchant le combat de prés, n’était pas assez puissant pour pouvoir inquiéter son adversaire. Vitu, qui fut sérieusement ouvert à la paupiére sur un coup de tête involontaire au quatriéme round, a toujours controlé les débats grace à sa meilleur technique. Il s’impose sans coup férir, 99-91 ; 98-92 et 97-93. « J’ai fait ce qu’il fallait pour gagner, je ne voulais surtout pas aller à la bagarre, ce titre c’est aussi celui de mon pére » nous a déclaré un Vitu rayonnant. « Je ne peux rien déclaré pour le moment, il faut que je revoie le combat, mais la décision me semble excessive » déclarait pour sa part un Guisset quelque peu dépité.
Le dernier combat professionnel s’est terminé dans la confusion, Arnold Gond (4-7, 1 KO) a été battu par Jean Michel Halmicaro (9-4-1, 4 KO) par arrêt de l’arbitre au deuxiéme round. Gond s’est retrouvé au tapis sur un crochet gauche au foie, compté et étant à nouveau touché l’arbitre l’arrêta malgré ses protestations. Arrêt prématuré de l’avis général.
Michel Beuville et Kamel Messani, le 07 Mars 2010
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