À-propos (Avoir le sens de l'...)
Lexique actualisé le 3 mai 2008 Se dit de l’aptitude à effectuer une action de circonstance, c’est-à-dire réalisée avec pertinence et répartie. En sports de combat, ce vocable pourrait avoir un double sens : il signifie d’une part, que l’action est adaptée à la situation en présence et d’autre part, qu’elle arrive au moment idéal, c’est-à-dire dans le bon temps (appelé timing*). On dit quelquefois de certains athlètes qu’ils ont le sens de l’à-propos, pour signifier que d’instinct* (naturellement) ils sont capables d’exploiter des attitudes et comportements adverses (on dit également avoir le sens de l'opportunité*). L’à-propos est une qualité rare chez les boxeurs trop méthodiques*. Ex. : délivrer un coup de contre* au corps au moment d’une attaque à la face, voilà une intervention qui arrive à propos ! (fig.1.a). Voir également, exploitation*, profit* (action de …) , opportunité* et recueil de données*. 1.a Lors d'une attaque à la face, [B] porte un contre* en direct* au corps 1.b Lors d'une attaque à la face, [B] porte un contre* en bolo-punch* (*) Les termes suivis d’un astérisque sont définis dans ce lexique - Texte et dessins : Alain DELMAS Copyright © Dicoboxe : 600 définitions extraites du Dictionnaire encyclopédique de la boxe et des autres boxes
N.B. : L’auteur ne peut être tenu responsable des erreurs techniques ou des blessures engendrées par une mauvaise interprétation des propos de ce document
Absorption du coup
Action défensive qui consiste à accompagner le coup adverse pour annihiler son effet (fig.2.a et 2.b). Certains athlètes se servent de ce mode défensif pour riposter* efficacement après avoir appâté* une attaque adverse. Absorber un coup c’est différent d’encaisser* un coup. 2.a [A] accompagne le direct avec une couverture* de son épaule avant 2.b [A] accompagne le direct en arrière avec une couverture* du bras
Pour en savoir plus : voir la fiche pratique de NetBoxe "ABSORBER LES COUPS"
Accrochage
Action le plus souvent défensive qui consiste à saisir son adversaire dans le but : - de l’empêcher d’agir (notion de neutralisation*), - de récupérer (d’un mauvais coup, d’un effort violent), - de se sortir d’une mauvaise posture, etc. Cette façon de faire est formellement interdite par le règlement. En boxe anglaise, le code sportif stipule : « il est interdit de tenir, serrer, pousser le partenaire ou de s’appuyer sur lui, de passer les bras sous ceux du partenaire ou de tenir les cordes pour frapper ». 3.a [A] attrape son adversaire par le cou, action interdite par le règlement
Accrocheur
En boxe, se dit d’un combattant qui attrape assez souvent son adversaire. Certains compétiteurs sont spécialisés dans ce mode opératoire, considéré comme une forme d’anti-jeu, qui fatigue perturbe voire déstabilise les meilleurs combattants. Voir aussi embrouilleur* et truqueur*. 4 [A] vient se coller et saisir son adversaire pour neutraliser toute action
Actif (Il est...)
En boxe, se dit d’un boxeur qui travaille énormément. Ce caractère peut aider à gagner un match. Mais d’être entreprenant ne suffit pas pour gagner un match si l’on n’atteint pas des cibles* adverses. 37 [A] avance constamment sur son adversaire en délivrant des coups
Actions de combat
Désigne l’ensemble des activités déployées pour combattre. Ce sont les actions corporelles qu’utilise un combattant pour gérer l’opposition*, habituellement surnommé « techniques ». On recense différentes catégories d’actions : - les actions d'approche consistant à gagner de la distance pour préparer un travail, - les actions de conservation des acquis (se maintenir en avance à la marque), - les actions contre-offensives (coup de contre*, manœuvre*, tromperie*…), - les actions de contrôle corporel (appui sur l’adversaire, pression, tassement …), - les actions défensives (blocage*, couverture*, croush*, déviation*, coup d’arrêt*…), - les actions de profit (utilisation des opportunités), - les actions d’évasion (débordement*, dégagement* du coin…), - les actions d’exploitation de l’espace et du matériel (emploi des cordes, utilisation du centre ou de l’extérieur…), - les actions de gestion des difficultés (se sortir de situations difficiles) - les actions d’immobilisation de l’adversaire (pressing*, cadrage*...) - les actions de mobilité au sol et de déplacement (pas de progression, pas de retrait*, pas de côté*, rush*, contournement, fuite…), - les actions de mobilité du tronc (désaxage*, retrait de buste*, torsion…), - les actions de neutralisation (raccourcissement de la distance, verrouillage*…), - les actions offensives (attaque directe* et attaque composée),etc. C’est par la maîtrise de ses actions et l’adaptation aux différentes situations de match qu’un athlète peut espérer remporter une rencontre. 5 [A] raccourcit la distance pour empêcher le travail long de son opposant
Actions de profit
Ensemble d’activités consistant à utiliser l’action adverse* à son avantage. Tirer profit de l’activité adversaire est une compétence* de bon combattant. Ex. : suite à plusieurs activités de pressing*, [A] a remarqué qu’à l’approche des cordes, l’adversaire s’échappe toujours du même côté. À la prochaine occasion [A] a décidé de le « cueillir ». Également : « mise à profit* ». 4.b Sur une attaque à la face, [A] place un contre* en uppercut* dans la cheminée*
Actions de sauvegarde
Ensemble des activités de préservation de ses propres cibles* et des acquis à la marque*. On trouve : - les actions de conservation des acquis (se maintenir en avance à la marque), - les actions défensives (blocage*, couverture*, croush*, déviation*, coup d’arrêt*…), - les actions de protection (garde, couverture…), - les actions d’évasion (débordement*, dégagement* du coin…), - les actions de neutralisation (raccourcissement de la distance, verrouillage*…), etc.
Activité (Produire de l'...)
Etre actif face à l’adversaire s’est se donner la chance de remporter l’opposition. « Boxer en continu » tout en cherchant à interrompre les actions adverses est propre à certaines conceptions de la boxe et le lot de certaines écoles de boxe*.
Activité de combat
Expression du milieu éducatif pour désigner les activités physiques et sportives inscrites dans les programmes scolaires qui ont trait à l’opposition individuelle de type sports de combat*. On trouve le plus couramment, la boxe éducative*, la savate b.f., la lutte et le judo.
Activité pugilistique
Néologisme de la fin des années 1990, ce concept non stabilisé apparaît dans peu de productions écrites. Cette expression est utilisée dans les textes du brevet professionnel* de la jeunesse et des sports, mention « activités pugilistiques » créé début des années 2000, dans laquelle on trouve : la boxe anglaise, le full-contact, le kick-boxing, le muay-thaï et la savate b.f., La boxe birmane (bando) était en projet ainsi que des arts martiaux sportifs comme le karaté.
Adaptation à l'adversaire
L’adaptation se présente comme la qualité majeure des athlètes expérimentés. S’adapter en sport de combat est la capacité à autoréguler son propre comportement sous l’effet des contraintes de son adversaire. C’est surtout la capacité à s’accorder à tous les styles* de combattant. L’adaptation désigne un ensemble d’actions destinées à apporter des réponses au comportement adverse. Ladaptation est également la faculté à résoudre des problèmes* de combat. Mais les qualités d’adaptation, escomptées dans l’apprentissage des sports de combat, touchent aussi bien l’aspect défensif que l’utilisation de l’activité adverse à son propre avantage. Ex. : utiliser les coups d’arrêt* de l’adversaire attentiste* (stoppeur* notamment) pour construire son jeu* contre-offensif*. L’adaptation se concrétise par deux savoir-faire* : - d’abord, résoudre les problèmes* posés par le jeu adverse (défendre ses cibles et neutraliser* la future activité adverse). - puis, organiser son jeu* personnel au regard du profil adverse* pour exploiter* le jeu adverse. L’apprentissage de cette capacité consiste à travailler la maîtrise des différents compartiments de jeu afin de répondre au mieux aux sollicitations adverses. On trouve un ensemble de règles d’adaptation (appelées "principes de conduite" ou "principes tactiques") qui lorsqu’elles sont suivies évitent de tomber dans des pièges* adverses. Ces règles sont abordées progressivement dans l’apprentissage ou se découvrent par instinct pour d’autres et font la subtilité de l’activité boxe. On peut citer : « sortir de l’axe direct lorsqu’on a affaire à un fonceur* » ou « éviter le coup d’arrêt* adverse ». 7 [B] effectue un pas de côté* sur l’attaque adverse en direct* et place une contre-attaque* latérale en uppercut*
Pour en savoir plus : voir la fiche pratique de NetBoxe "ADAPTER SA BOXE"
Agonie (Il est à l'...)
Signifie qu’un combattant faute de fatigue et/ou de coups reçus est en grande difficulté.
Aire d'attaque
Zone géographique dans laquelle se situent les échanges* techniques. On parle souvent de rentrer dans le territoire adverse* lorsqu’on franchit le périmètre de sécurité c’est-à-dire la ligne imaginaire qui détermine la distance d’atteinte. Voir aussi territoire*.
Algorithme en boxe
Un algorithme est un ensemble de prescriptions et de règles qui définissent « ce qu’il faut faire » et « dans quel ordre » pour résoudre un problème (ou une classe de problème). C’est donc un énoncé bien défini d’une suite d’opérations permettant d’obtenir, avec un nombre défini de « pas », le résultat souhaité. Il s’applique surtout à des problèmes supportant une modélisation formelle. Il existe différents types d’algorithmes (procédures de type « cascade d’opérations pré-établies », d’« arbre de décisions » et autres) et certains ont une complexité tellement grande qu’on ne peut obtenir un résultat en temps raisonnable. On trouve, en matière sportive, une large exploitation du concept d’algorithme, notamment pour envisager les comportements des acteurs, prévoir des réponses, prendre des décisions, etc. Mais très souvent, les caractéristiques propres d’une activité sportive (complexité motrice, charge émotionnelle, pression temporelle et spatiale, etc.) peuvent entraver la gestion rationnelle du pratiquant. Néanmoins, cette difficulté de « gestion des variables », n’enlève en rien à l’apport de la démarche algorithmique en termes d’éclaircissement de la tâche (points de repères, répertoires d’actions envisageables, etc.). Ci-dessous, une illustration en sport de combat de percussion en ce qui concerne les opérations d’adaptation à l’action adverse : - Ex. de situation défensive en boxe : [A] attaque [B] en crochet* du bras avant à la face, quelles réponses envisager de la part de [B] et pourquoi ? Réponse de type « arborescence » de solutions possibles : le type de défense utilisée (blocage ou esquive) va permettre une continuité de l’action et ainsi favoriser certains formes de contre-attaque (riposte) de la part de [B]. - Ex. de situation offensive en boxe : [A] attaque [B] en jab* à la face alors, quelles peuvent être les différentes façons de réagir de [B] ? Par conséquent, comment [A] va adapter la suite de son offensive compte tenu de la réponse de [B] ? Réponse de type « cascade d’opérations » et de configuration heuristique* : si [B] bloque le jab* frontalement avec les deux gants, alors [A] pourrait poursuivre son travail en s’attaquant aux cibles abdominales ou costales.
Aller à la guerre
Aussi « aller au combat ». Expression qui signifie qu’un combattant défend ses chances en donnant tout ce qu’il a et très souvent avec rage. Cette façon de dire, qui peu paraître violente, n’a rien de péjoratif car il faut se rendre à la réalité, pour avoir des chances de remporter un combat il faut être très entreprenant. « Aller au combat » c’est choisir un mode opératoire différent de celui d’une boxe calculée et bien gérée. Et certains combattants sous la pression adverse ou de l’entourage tombent dans le piège de cette façon de faire. 13 [A] s'engage physiquement pour atteindre son adversaire
Aller au tapis
Expression de compétition qui signifie « se faire sonner » par un coup et « se faire envoyer à terre ». Voir aussi voyage au tapis*. 6 [A] a ramassé une « droite » qui l’a assis
Aller chercher la victoire
Expression de compétition qui signifie « aller au combat » et donc ne pas attendre de subir le travail adverse. C’est au « challenger* » à « aller à la guerre* », à faire le combat du début à a fin, s’il veut se donner les chances de remporter la ceinture*. Certains combattants se trompent de stratégie* en attendant le « champion » durant de nombreux rounds. Ils n’ont pas compris que l’intérêt du tenant du titre c’est de prendre le minimum de risques pour conserver sa « couronne ».
Allonge
Relatif à la longueur des segments d’un combattant. Un combattant de part sa morphologie rectiligne (filiforme) dispose très souvent d’une envergure supérieure aux normes habituelles, ce qui va poser un problème d’organisation à son adversaire – notamment pour se rendre au corps à corps. On dit quelquefois dans le jargon pugilistique que ces boxeurs là ont des « tentacules » en guise de bras.
8-b [A] porte un direct d’arrêt* (lead*) lors du démarrage du jab* adverse
Amener l'opposant vers ses points forts
Organiser son comportement afin d’attirer l’adversaire sur son terrain de prédilection c’est faire preuve d’un bon sens tactique. Cette manoeuvre* appartient aux techniques dites d’attirance. 14 Après avoir attiré un jab* adverse, [B] porte son coup le plus puissant, un direct* du bras arrière
Amorce
Action qui consiste à faire réagir l’adversaire afin de tirer parti de sa réaction. Voir aussi appât*, feinte*, invite*, piège* et tromperies*. 25 Ici, le combattant tente de faire réagir son adversaire en baissant sa garde
Analyse de l'adversaire et de son activité
Capacité à relever des indications réutilisables sur les caractéristiques* et le comportement adverse. Fig.7.a : Ici, l’adversaire est un attentiste* en appui sur la jambe arrière et sa garde est très avancée. Ainsi, on peut s’attendre à des actions de stoppage* de la jambe avant ou du bras avant. Fig.7.c : L’adversaire est en garde inversée incitant à l’offensive dans l’axe direct. Ce qui pourrait faire penser à un comportement adverse de contreur* à partir de pièges*. 7-a L’adversaire est en appui principal sur sa jambe arrière c'est peut être un indice de... 7-b L’adversaire est en appui principal sur sa jambe avant c'est peut être un indice de... 7.c L’adversaire est en garde dite « inversée » c'est peut être un indice de...
« Toute réalité est toujours inventée (…) et l’on construit soi-même sa propre réalité. » Paul Watzlawick
Angle d'attaque
Orientation spatiale de l’action offensive. Différents axes vont permettre de trouver des passages (ouvertures*) dans la garde* adverse : l’axe direct d’affrontement*, les axes latéraux et obliques. Ainsi l’offensive pourra se réaliser à l‘intérieur de la garde* (en dedans) ou à l’extérieur de la garde* (en dehors), par-dessus ou par-dessous la garde (dans la « cheminée* »), en diagonale montante ou descendante, etc. Le nombre de « portes » d’entrée est vaste et va donc poser des difficultés défensives à l’adversaire (on parle de problème d’incertitude*). Ex. : après une attaque directe enchaîner en crochet* du même bras, avec inclinaison latérale du buste, pour trouver une ouverture sur le côté. 5 Quelques angles d’attaque
Anticipation (Avoir le sens de l'...)
Capacité à déclencher une action contre-offensive* juste avant le signal de l’offensive adverse ou pendant l’activité adverse. Dans les sports de combat, l’anticipation est la prédisposition à agir à l’avance et de façon favorable face à un comportement adverse. Le terme d’anticipation est utilisé en boxe pour désigner les réponses intervenant avant le signal d’exécution voire rapidement après le signal (temps de réaction court). On trouve différentes activités d’anticipation : la neutralisation* d’une action prévisible, le stoppage* d’une attaque à son démarrage et le contre* dans le développement de l’offensive adverse. Ex. : porter un contre* en bolo-punch* dès le déclenchement d’un coup adverse dans l’axe direct *(fig.6). Voir aussi à-propos* et timing*. 6 [B] porte un contre* en bolo-punch*, en se désaxant sur une attaque en jab*
« Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant ». Pierre Dac
Pour en savoir plus : voir la fiche pratique de NetBoxe "ANTICIPER EN BOXE"
Appât
Moyen mis en place pour utiliser la réaction adverse à son avantage. Il consiste à présenter une cible* découverte à l’adversaire afin de tirer parti de l’offensive adverse (notion de sacrifice de cible*). Ce procédé tactique appartient à la catégorie des pièges*. Certains combattants vont jusqu’à simuler des comportements d’athlètes « en difficulté ». Par exemple, faire croire à leur adversaire qu’ils sont fatigué (ou demi-K.O) en se couchant sur les cordes afin de placer un contre*. Ce type d’attitude relève d’un manque d’esprit sportif. On dit d’eux qu’ils sont des « vicelards* » et on les différencie des athlètes honnêtes et usant de malice. Voir aussi : invitation* (« invite »), piège* et tromperie*.
Appel (Faire un...)
Cette notion concerne deux phénomènes opposés : - Faire un appel à son désavantage : c’est annoncer involontairement l’arrivée d’une action. Ce qui est souvent le cas des attaques de débutant. Ainsi on dit que l’adversaire « téléphone » son action ce qui peut permettre à son opposant de s’organiser défensivement ou mieux de se servir de l’action adverse à son avantage (ex. : placer un contre*). Voir aussi envoyer des fax. - L’appel en tant que moyen stratégique : faire un appel, c’est utiliser un signal destiné à donner une information à l’adversaire pour l’occuper ou pour l’induire en erreur. On parle aussi d’utiliser le principe de la « contre-information » c’est-à-dire donner un faux signal. Ex. : frapper le sol avec le pied, pour ébranler l’adversaire ou pour appuyer une feinte*. Voir aussi attaque différée* et provocation*.
Apprentissage en boxe
L’apprentissage est définit comme l’ensemble des processus internes résultant d’une expérience (active) et engendrant un changement (transformation) durable du comportement ; en particulier en sport dans le domaine du comportement « moteur ». Pour simplifier c’est l’acquisition de savoir-faire* nouveaux. En sports d’opposition, ils vont faciliter l’adaptation à de nouvelles situations d’opposition et l’acquisition de nouveaux savoir-faire. Depuis les années 1960, les méthodes d’enseignement influencées par les nouveaux modes de pensées issues des sciences humaines accordent une attention plus aux processus mis en oeuvres par le pratiquant qu’aux réalisations gestuelles comme finalité de la pratique. En découlent une activité d’enseignement centrée sur la prise en charge par le pratiquant des processus qui vont lui permettre de progresser (quels sont les processus sous-jacents ou cachés qui me permettent de mettre en œuvre tel ou tel comportement ? et quels types de ressources* faudra t-il que je mobilise pour réussir ?). Et non plus comme auparavant, sur une activité uniquement centrée sur la reproduction de modèles techniques. Les processus font appel aux ressources du pratiquant et sont de natures diverses (biomécaniques, bioénergétiques, psychologiques, informationnelles, etc.) Apprendre c’est pas seulement acquérir des habiletés* mais surtout s’approprier les conditions de leur obtention (bref réussir et comprendre à la fois). Pour progresser, il vaut mieux comprendre ce que l’on fait afin de pouvoir développer des savoirs* réinvestissables dans d’autres situations de vie. L’entraîneur se doit ainsi d’organiser la pratique de façon à créer les conditions pour que l‘élève-boxeur puisse construire sa propre boxe et les savoirs* qui vont avec. Il met en place des situations d’apprentissage pour que le pratiquant réfléchisse aux problèmes de combat* qui se posent et envisage des réponses adéquates. Voir aussi résolution de problème*. 
Apprentissage des coups directs [B] apprend à esquiver par retrait de buste « Le maître apprend tout autant que ses élèves »
Approche (Phase d'...)
Espace de temps situé entre le démarrage du déplacement vers l’adversaire et l’atteinte de la cible*. Beaucoup d’actions peuvent se dérouler durant c’est espace temporel (mouvement défensif, offensif ou contre-offensif). À qualités pugilistiques proches et condition physique égale, c’est le facteur « vitesse » d’exécution (réaction, vivacité, explosivité) qui peut faire la différence entre deux athlètes, notamment en boxe amateur* (utilisation de la scorring-machine*).
Appui
En sport on parle souvent de « qualité des appuis » comme facteur important de réussite. La boxe est souvent qualifiée, par les Anglo-saxons, de « science des appuis », pour rappeler l’importance des habiletés à servir du sol. Utiliser le sol en tant que tremplin pour mieux se déplacer et pour délivrer les techniques est donc une des conditions du succès. Elle est d'autant plus importante dans le combat * au K.O. system* où l’action de poussée des jambes augmente grandement la puissance de frappe. Des appuis bien répartis au sol et dynamiques permettent d’assurer : équilibre, disponibilité à se déplacer rapidement et transmission de l’énergie par le principe d’« action-réaction » avec le sol. 7.a [A] porte un crochet* le poids du corps sur la jambe avant 7.b [B] porte un upprcut* le poids du corps sur la jambe arrière
Appui principal
Jambe sur laquelle s’effectue la plus forte charge corporelle. D’une manière générale, un uppercut* est délivré avec le poids du corps sur l’appui du côté bras de frappe (on dit à l’amble). Par contre pour l’exécution d’un crochet, deux modes coexistent. Le poids du corps peut être en charge soit du même côté que le bras de frappe soit sur l’appui opposé.
Appui secondaire
Contrairement à l’appui principal*, c’est la jambe où se fait le moins de transfert de masse.
Aptitudes
Ensemble de virtualités qui seraient plus ou moins génétiquement déterminées. Quelles sont ces prédispositions qui font de certains athlètes des êtres hors du commun ? Pour la boxe, ce qui vient en premier à l’esprit est le « punch », un « don des Dieux » disent certains ! Mais, outre le punch* (la puissance de frappe), on trouve également : l’adresse, la coordination, le « souffle », la vitesse d’action, etc. S’y joignent, bien d’autres qui ne sont pas du domaine des aptitudes physiques : esprit d’à-propos*, instinct*, intelligence stratégique, vaillance, vista*, etc. Même si ces dernières peuvent s’améliorer à l’entraînement certains êtres naissent avec un potentiel que d’autres n’auront jamais. C’est comme ça ! Il est bon de rappeler que pour faire un grand champion, le punch ne suffit pas. Certains combattants à la puissance de frappe exceptionnelle ont du mal à atteindre leurs adversaires. Ainsi, il faut beaucoup d’ingrédients pour devenir un boxeur performant, notamment une forte capacité d’adaptation, de bonnes habiletés technico-tactiques, une condition physique hors du commun et surtout un mental à toutes épreuves. Certains combattants aux modestes prédispositions, par leur travail acharné, deviennent des athlètes très performants. A contrario, certains « mutants » ne comptent que sur leurs aptitudes pour réussir, ce qui aurait tendance à freiner leur progression.
Archétype (...en boxe)
En boxe, se présente comme le modèle technique à copier. Comme on le sait, il existe plusieurs archétypes en boxe car il n’existe pas qu’une seule façon de faire pour remporter une victoire. On peut donc se poser la question : dans l’inconscient collectif, quels sont les modèles qui plaisent le plus aux « aficionados » de boxe ? Celui « qui « vole et qui pique » à la manière de Cassius Clay alias Mohamed Ali ? Ou celui qui avance comme un taureau à la manière de « Marvellous » Marvin Hagler ? Etc. Peut-on également dissocier les qualités des combattants et dire par exemple que le français Mayar Monchipour était un modèle de vaillance ?
Arme
Terme générique utilisé dans les sports de combat de percussion* depuis les années 1980 pour désigner le segment corporel de frappe. Ex. : le bras avant* comme « arme » de défense. Pour d’autres auteurs, il désigne le mode technique utilisé. Ex. : le crochet* coup de poing crocheté ou « arme » de contournement de la garde adverse.
Armer
Action qui consiste à « préparer le coup » par un mouvement contraire à la trajectoire de frappe. Cette préparation a pour de procurer de l’inertie de l’ « arme ». On dit que dans ce mode la technique est « téléphonée » et ainsi donne à l’adversaire l’occasion de défendre ou de placer un contre * avec plus de facilité. Mais en pratique, il est difficile d’augmenter la puissance du coup sans utiliser une préparation suffisante et d’un autre côté augmenter l’effet de surprise*.
Arrêt (Coup d'...)
On parle également de stoppage*. Coup porté sur avancé adverse ou sur déclenchement d’attaque adverse, le plus souvent dans l’axe direct*, dans le but : - soit de limiter la progression adverse (notion de « mise en butoir »). Ex. : porter un lead* long afin de stopper net la progression adverse (fig.8.a). - soit d’annihiler l’attaque adverse dès son déclenchement (notion de neutralisation* de l’action adverse). Ex. : porter un lead* long dans le déclenchement d’un jab*adverse (fig.8.b). Ici, nous sommes proche de la notion de contre*, mais à la différence, le coup d’arrêt est destiné à neutraliser l’action adverse et non à percuter violemment l’opposant. Le plus souvent, l’arrêt est un coup « lourd » et profond qui a suffisamment de puissance pour mettre en fin de course le déplacementt adverse (phénomène dit de « mise en butoir ». Il est porté le bras tendu en passant l’épaule et la hanche ce qui lui donne de la puissance. Par conséquent, un coup « sec » n’est pas toujours suffisant pour stopper l’inertie adverse. En boxe éducative* ou boxe assaut*, la puissance de frappe étant prohibée, ainsi la réalisation du coup d’arrêt nécessite un savant dosage de l’inertie du poing. Ainsi, il est réalisé le plus souvent en tendant le bras, coude verrouillé en fin de course.
8-a [B] porte un direct d’arrêt* (lead*) du bras avant à la face lors d’une approche adverse 8-b [A] porte un direct d’arrêt* (lead*) lors du démarrage du jab* adverse Pour en savoir plus : voir la fiche pratique de NetBoxe "ARRÊTER L'ADVERSAIRE"
Artiste (C'est un... du ring)
En boxe, se dit d’un athlète à l’aisance et au talent technique* (et tactique*) exceptionnel. A côté d’une boxe terne (sans saveur), certains boxeurs (et boxeuses) usent de dextérité, de virtuosité et d’efficacité qui font d’eux des « étoiles du ring ». En plus, leur boxe peut être agréable ou même mieux, flamboyante et pétillante. Défendre et attaquer dans toutes les positions, se servir du travail adverse en permanence, placer des contres* et utiliser tout le panel technique est la « marque » d’un grand champion. « La maîtrise de la maîtrise ». Film : Kalidor, la légende du talisman
Ascenseur (Faire l'...)
Expression utilisée en compétition indiquant qu’un boxeur a encaissé un coup qui l’a sonné (ou blessé) et s’est retrouvé au sol par défaillance. Puis après avoir récupéré et repris le match, il a encore une fois accusé un coup qui l’a renvoyé au tapis, et ainsi de suite. Aller au tapis* puis se relever et reprendre l’opposition plusieurs fois de suite, c’est aussi « faire le yoyo* ». 8-2 « Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort. » F. Nietzsche
Assaut
vocable utilisé dans certains sports de combat pour qualifier une forme d’opposition où les techniques de frappe sont parfaitement retenues. On parle aussi de « touche contrôlée » sur les cibles*, d’autres de « frappe rebondissante freinée ». C’est ce mode de contrôle de la puissance de frappe qui la différencie du combat où la recherche du K.D.* et du K.O.* est autorisée. En boxe anglaise, ce vocable est utilisé pour désigner une opposition sportive dite de Boxe éducative* ou de Boxe assaut*.
Assaut à thème
Opposition d’entraînement à vocation pédagogique consistant à appliquer un travail demandé par l’entraîneur. Même si le caractère de la confrontation est relativement libre, c’est-à-dire à incertitude* importante, la forme de l’opposition et certaines actions sont prédéterminées. Exemple de dispositif : nature de l’opposition (contrôlée), aménagement de certaines règles (types de cibles* et d’armes* limitées), utilisation de l’espace de jeu (centre, cordes, angles…), rôles de chacun (en défense*, en riposte*, en contre*…), etc.
Assaut libre
Opposition d’entraînement à vocation pédagogique qui se rapproche de la compétition sportive, sans toutefois en comporter les risques. Les règles peuvent être aménagées par l’entraîneur afin de s’adapter au niveau de chacun. Deux modes de travail coexistent : l’opposition à la touche contrôlée et l’opposition à la touche appuyée. Pour cette dernière forme, les pratiquants portent des équipements qui les mettent un maximum en sécurité : casque et gros gants de sparring, plastron ainsi que « tartinage » de vaseline. Voir aussi mise de gants* et sparring*.
Atout
Se présente comme le point fort* d’un athlète ; c’est-à-dire son caractère dominant ou sa qualité majeure. Exemple : coup d’œil exceptionnel, grande vaillance, vitesse de réaction hors du commun. Certains boxeurs savent utiliser leurs « atouts » pour élaborer leur propre façon de boxer*. Ex. : une forte puissance musculaire du tronc notamment dans les crochets* peut inviter un athlète à miser sur ce point fort là pour construire son propre jeu*. D’ailleurs, on dit souvent pour un grand champion que sa qualité exceptionnelle en fait sa propre « marque de fabrique » et laisse une empreinte à vie dans la mémoire collective.
Attaque
Mouvement offensif destiné à atteindre des cibles adverses. On distingue plusieurs formes d’attaque : - simple, faite d’un mouvement unique (fig.9.a), - doublée ou renouvelée (redoublement du même mouvement), - indirecte : différée, composée (comprenant appel*, feinte*, provocation*, etc.), progressive (organisée autour de différentes actions pour s’approcher de la cible), - cachée (masquée), - en aveugle (fig.9.b et 9.c), - sur préparation, lancée alors que l’adversaire a entrepris une préparation d’attaque. Il s’agit ici plus précisément d’un coup d’arrêt* voire d’un coup de contre*. 9 [A] porte une attaque directe du bras arrière Pour en savoir plus : voir la fiche pratique de NetBoxe "ATTAQUER EN BOXE"
Attaque (...fausse)
Attaque simple ou composée, incomplètement réalisée, destinée à faire réagir l’opposant pour tirer parti de ses réactions. Voir aussi feinte, manœuvre, provocation et tromperie.
Attaque différée
Se dit d’une attaque déclenchée en décalage temporel par rapport au signal initial. Elle se présente comme une « amorce » d’attaque afin de réaliser une action volontairement retardée. Elle a pour effet d’induire en erreur l’opposant qui s’empresse de défendre lors du signal initial et qui n’est plus disponible lors de l’attaque réelle. À l’encontre d’une feinte* qui est de nature stratégique très proche, l’attaque différée est seulement basée sur la notion de décalage temporel. Ex. : préparer un direct du bras arrière* et l’envoyer un peu plus tard lorsque l’opposant à achevé sa défense. Voir aussi feinte*, simulation* et tromperie*.
Attaque directe
Offensive portée par un seul mouvement. Les pratiquants débutants utilisent habituellement ce mode d’action très « lisible », ce qui peut, face à des combattants expérimentés, leur occasionner des contres* (fig.15.a).
Attaque en aveugle
Se dit d’une offensive portée sans vision réelle de la cible*(fig.31.a et 31.b). Ex. : porter un drop au corps-à-corps après avoir abaissé son centre de gravité. 9.b  [A] porte un drop* dont la cible* est cachée par le rapprochement des deux protagonistes . 9.c  [A] très enroulée dans sa garde porte une attaque en crochet sans visualiser le travail adverse
Attaque indirecte
Se dit d’une offensive précédée par un autre mouvement. Ce dernier a pour but de compliquer la tâche défensive adverse. Parmi les principaux modes d’attaque indirecte, nous trouvons : la liaison de coups (enchaînement de techniques, combinaison des différents segments, redoublé du même segment…), l’attaque composée* (avec feinte* ou provocation*), l’attaque différée* et l’attaque progressive* (avec point de pression*, sape**…).
Attaque masquée
Se dit d’une offensive portée avec une dissimulation de l’arme. Différents procédé existent : 1 – Cacher l’arme* qui va être utilisée. Ex. : uppercut* au corps après une couverture* sur le côté opposé du coup (fig.16). 2 – Porter une série de coups afin de déborder défensivement l’adversaire avant de s’attaquer à une cible* précise. Technique dite de « l’écran de fumée ». Ex. : travailler l’adversaire au corps juste avant de chercher à le toucher à la face.
16 Préparation d’un uppercut « caché » par le biais d’une couverture* sur le côté opposé 16 bis [A] porte une attaque au corps dissimulée par une couverture* latérale
Attaque musclée
Se dit d’une offensive portée avec beaucoup d’énergie souvent destinée à rechercher un K.O. chez l’opposant.
Attente (En...)
Période durant laquelle les deux boxeurs sont en passe d’engager une offensive. C’est le moment où s’effectue de nombreux calculs stratégiques avant l’échange* technique proprement dit.
Attentiste
En boxe, se dit d’un combattant qui laisse l’initiative à l’adversaire pour en tirer profit. Certains boxeurs sont spécialisés dans ce type de boxe dite « en attente » et leurs actions interviennent lors de l’activité adverse ou juste après. Dans ce style de boxe, on recense trois activités principales : le coup d’arrêt*(fig.10.a), le coup de contre* (fig.10.b) ou la riposte*. Ex. : « faire le centre du ring » et attendre que l’adversaire s’approche pour le cueillir en coup de poing dans l’axe direct. 10.a [B] porte un direct* du bras avant sur avancée adverse 11.b [B] porte un uppercut* du bras avant lors de l'attaque adverse
Attirance (Techniques d'...)
Désigne les activités de manœuvre* destinées à amener vers soi l’adversaire. Différentes stratégies existent. Exemples : « fuir », « attendre l’adversaire sur les cordes », « baisser la garde », et d’un manière très anti-sportive, « une faiblesse passagère » (fatigue, blessure, incapacité), etc. 25 Ici, le combattant tente d'attirer son adversaire en baissant sa garde
Att |