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MONSHIPOUR CONSERVE SON TITRE
Depuis son arrivée à Paris, le Vénézuelien
Jairo Tagliaferro ne s'était pas départi d'un large sourire
"Je suis bien dans ma peau et heureux." confiait-il lors de la conférence
de presse. Ce sourire il l'a gardé jusqu'au 2ème round du
championnat du monde, jusqu'au moment ou il a réalisé que
face à lui il y avait un boxeur d'exception. "Je lui ai donné
tous les coups possibles jusqu'à me faire mal aux mains" dira-t-il
après le combat, "Malgré mon allonge supérieure,
il a trouvé une arme redoutable avec ses uppercuts du gauche...
Après, il me frappait de toutes parts des deux mains, je ne voyais
plus ses coups venir."
Le combat avait pourtant bien commencé pour le jeune Vénézuelien,
travaillant bien derrière un excellent jab du gauche, il profite
de son allonge supérieure pour tenir le Français à
distance et remporte la première reprise. Mais bien vite Monshipour
réussit à se rapprocher en se désaxant et commence
un travail de démolition systématique, attaquant à
la tête en série des deux mains avant de terminer ses assaults
au corps, usant et "cassant" progressivement son rival.
"Dès le premier round j'ai senti l'impact de ses coups. Ses
directs faisaient mal, mais je n'ai jamais été sonné
et dès la fin du 2ème round, j'ai dit à Mohamed Benama
que j'allais gagner."
La pression du champion du monde augmente sans cesse, son volume
de coups est impressionnant. Mais le Vénézuelien reste dangereux
à tout moment car il possède "le don du ciel" : le
punch. Si Monshipour donne les coups les plus nombreux, il reste en équilibre
sur un direct du droit, une seconde avant la fin du 4ème round,
preuve qu'il faut rester vigilant.
Tagliaferro a perdu son sourire, désormais il doute. Déjà
très éprouvé à la fin du 6ème round,
il fait signe qu'il n'en peut plus en rentrant dans son coin
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après
la 7ème reprise et c'est Akihiko Honda (son promoteur) qui demande
à l'entraîneur Eleazar Castillo de l'arrêter. Mahyar
crie son bonheur les bras au ciel.
"Ce soir, je me sens vraiment champion du monde, à Paris
devant un public de connaisseurs contre un boxeur étranger"
exulte-t-il.
Un peu plus tard c'est la liesse dans son vestiaire, il étreint
sa femme et son père venu de Hollande pour l'occasion. Bob Sita,
un de ses seuls vainqueurs
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EXTRAVAGANT !
Au moment de l'arrêt le Français était largement
en tête... pour deux des trois juges ! En effet, contrairement à
Armando Garcia (69-64) et José Martinez (70-63), le juge Sud-Coréen
Wansoo Yuh pointe Tagliaferro en tête (69-64) pour une raison
tout à fait incroyable : il a confondu les deux boxeurs ! Mais si
le combat avait été à son terme son pointage aurait
certainement été inversé, s'apercevant de cette erreur,
Gilberto Mendoza, le président de la WBA, était venu le prévenir
à la fin du 5ème round.
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(en octobre 1997, que de chemin parcouru!) vient
le féliciter, les deux hommes s'embrassent.
"Je ne vais prendre
que quatre jours de vacances car je dois maintenant préparer la
réunion que j'organise dans la Vienne en janvier, ensuite je ne
veux penser qu'à la revanche avec Salim Medjkoune. Pas question
de prendre ce combat à la légère, je vais le préparer
le plus sérieusement possible, je veux encore progresser." conclut
Mahyar.
Medjkoune laborieux
Au cours de la même réunion, Salim Medjkoune a du beaucoup
travailler pour obtenir un succès aux points (en huit rounds)
contre le modeste Espagnol Manuel Sequera. "J'ai eu du mal à
débuter le combat, il m'a fallu quatre rounds pour retrouver ma
boxe. Ce n'était pas un adversaire facile pour une rentrée.
J'ai encore du travail à faire avant de disputer ma revanche avec
Mahyar." a déclaré l'ex-champion WBA des super-coqs,
de retour dans son vestiaire après le combat. Pour André
Moins (son entraîneur) Salim a besoin d'un autre combat de préparation
avant de disputer, avec Monshipour, une revanche prévue au mois
d'avril.
Brudov expéditif

Il n'a pas fallu bien longtemps au Russe Valery Brudov pour devenir
le challenger officiel de Jean-Marc Mormeck. Il a en effet battu l'Australien
Daniel Roswell par jet de l'éponge au 1er round, au cours d'une
1/2 finale mondiale WBA des lourd-légers.
Daniel Roswell tente bien de prendre le contrôle en allongeant
son jab du gauche, mais moins de deux minutes après le début
du combat un sec crochet gauche de Brudov l'envoie à terre. Il se
relève et reprend le combat mais il n'a pas récupéré
et sur une accélération du Russe, son coin jette l'éponge.
Un vrai combat féminin
L'ex-championne du monde féminine amateur Myriam Lamare a disputé
et gagné son premier vrai combat professionnel contre l'Ukrainienne
Elena Tverdokhleb qu'elle a battu aux points. La Française a fait
subir deux knockdowns à son adversaire (2ème et 4ème
round), mais celle-ci (une ex-championne mondiale de kickboxing) n'était
pas venu en vicitime expiatoire. Dure au mal, Tverdokhleb revenait sans
arrêt surprenant même brièvement sa rivale tout en fin
de combat. "Voilà, ça c'était un combat ! C'est
ce que j'aime et ce que je veux pour faire plaisir au plublic et aux téléspectateurs
!" déclare-t-elle en reprenant son souffle.
Jacques Lambert, le 18 décembre 2003
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