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LA CORDE AU CLOU…

Nous attaquons l’année par un brin de provocation, juste pour se mettre dans l’ambiance de cette rubrique : faut-il mettre la corde au clou, ou la garder précieusement comme un outil important de la pratique pugilistique ?
Pas facile de répondre d’un trait… Quoique…
Mais avant tout, notre objectif, va être de prendre la mesure des idées reçues et des poncifs classiques, afin que tout le monde soit en mesure de se construire des outils d’analyse de sa pratique. Et ne pas faire comme les autres, parce que les autres le font. Et que si les autres le font, c'est que c'est forcément intéressant...

Alors, la corde, c’est intéressant en boxe ? Mais à quoi donc ?
Ne gagnerait-on pas du temps et de l’efficacité en travaillant des déplacements spécifiques à thèmes par exemple ?

NE JAMAIS NEGLIGER L’IMPORTANCE DE L’AUTO PERSUASION !

La première chose qu’il faut garder à l’esprit, c’est que la valeur d’un exercice pour un individu donné est toujours proportionnelle à l’intérêt qu’il lui accorde. En clair, les croyances sont peut-être plus importances que les données scientifiques pour un combattant : elles le rassurent, lui donnent des points de repère, agissent comme un protocole réglé d’avance à partir duquel il peut anticiper des sensations précises. On peut donc dire que peu importe que la corde soit un élément important ou non de la formation moderne en combat de percussion. A partir du moment ou sa pratique est un élément structurant du comportement du combattant, il ne faut pas la négliger. Mais…

METTRE LA CORDE AU CLOU…

L’idée est provoquante, elle va même paraître absurde aux yeux des anciens, de ceux qui l’ont utilisée et qui ont fait leurs preuves sur le ring. Pourtant, il est malgré tout très peu probable que la corde aie un effet plus intéressant en terme d’efficacité en combat, que le travail des déplacements spécifiques.
On peut dire même, que la structure cyclique du saut à la corde s’oppose même à la variété des situations d’appui en combat. En effet, on observe à la corde, des déplacements du centre de gravité de haut en bas, tandis qu’en combat on va privilégier des structures de translation. Si je fixe un point sur la culotte du combattant confirmé, celui-ci n’effectue pas de grandes variations de haut en bas.

Aucun intérêt donc à sauter dans les frappes en poings (si ce n’est l’effet de surprise), sachant, qui plus est, que dans la plupart des boxes, c’est interdit !
Scrutons les déplacements d’un combattant sur la bâche du ring : il ne saute pas, mais il glisse, car cela lui permet d’avoir des temps de « suspension » les plus réduits possibles en limitant les situations de vulnérabilité en cas de contre. Ainsi, en phase haute d’une suspension, les appuis sont moins solides et la capacité à se mouvoir est limitée ; il faut attendre le phase de re-descente pour reprendre une impulsion valable.
Ainsi, le combattant qui effectue plutôt des translations, s’organise pour dépenser à la fois, le moins d’énergie possible tout en s’offrant la capacité de s’adapter à tout moment.

En effet, dans les situations de déplacement, l’expert va non seulement garder un centre de gravité stable en hauteur, mais il va même l’abaisser en opérant, par exemple, une flexion sur les jambes. Il se donne alors, en plus, les moyens d’utiliser la poussée des cuisses pour frapper ou se déplacer.

Logiquement donc, dans l’entraînement efficace, les appuis doivent être spécifiques aux situations et ne doivent jamais se reproduire avec régularité (dans ce cas, la structure répétitive se repère facilement et ouvre des possibilités de contre ou de riposte pour l’adversaire…
Tout l’inverse du travail à la corde !…

ET LE PHYSIQUE ALORS ?

Il est vrai que le saut à la corde, si on admet que sa pratique ne va pas vous rendre plus performant tactiquement, il permet de proposer un type de travail qui coupe avec l’exigence de l’opposition. Le boxeur se retrouve un temps face à lui même, et à la douleur engendrée par l’exercice. S’il est fatigué, il peut se concentrer sur le saut, et couper avec la complexité de l’opposition.

Mais c’est surtout un moyen efficace pour renforcer un certain type de résistance à la fatigue (globalement on parle de la construction du recul du seuil d’apparition de l’acide lactique).

La tonicité des appuis par la musculation de la voûte plantaire, le renforcement pliométrique léger des impulsions jambes à une « angulation » presque spécifique du pied, le travail des fermetures buste-jambe dans les montées de genoux (musculation du psoas iliaque et droit antérieur), le renforcement en endurance de la musculature des épaules (deltoïdes, notamment des faisceaux postérieurs), le travail de la coordination en situation de fatigue, le travail des changements de rythme, et etc.…bref, tout cela peut être proposé en ateliers autonomes.
Et dans cette optique, le résultat difficile à évaluer, pourra satisfaire bien des sportifs.

Malgré tout, le rituel classique de l’échauffement à la corde, respecté si religieusement dans nombre de salles, pose un problème de temps de travail non spécifique. Il est certain que son efficacité reste partielle, quand, dans certain cours, il occupe presque un quart de la séance !

Pourquoi cette approche de la corde est-elle alors si très usitée ?
Peut-être parce que :

  • elle correspond à une culture traditionnelle de l’entraînement (anglaise, thaï, …),
  • elle opère des ponts entre les générations (on a toujours fait comme cela), et on s’inscrit dans une histoire du combat, au sens noble,
  • il y a une grosse demande de rituel des élèves, qui permet de prendre ses marques en début du cours,
  • le corde permet de se prendre en charge et de libérer le prof de l’échauffement cardio-pulmonaire,
  • les exemples du passé restent prégnants en boxe, comme les images mythiques (Rocky, Tyson, …)
  • les contenus en termes d’échauffement spécifique sont souvent mal maîtrisés (peu d’invention et d’imagination dans nos disciplines),
  • les salles sont souvent exiguës ou tortueuses et rendent complexes les cours collectifs,
  • le prof pratique avec les élèves (à éviter si possible),
  • les élèves arrivent à des horaires divers,
D’où l’astuce, plus que centenaire, du saut à la corde comme dérivatif à de multiples contraintes…
Alors devons nous faire notre deuil de la corde à sauter ? Et en échange de quoi ?

Franck Martini, le 24 janvier 2003

Merci à Benoit Ribon pour les photos...


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